People error ft. Ikeda Jiro

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Dim 27 Mai - 13:45


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Il fait beaucoup aujourd'hui. Le froid n'est plus qu'un vague souvenir lointain, un peu comme une histoire racontée par les anciens à la nouvelle génération plus insoucieuse. L'hiver est bel et bien terminé, enfin, et les jours rallongent à vue d'oeil. Aussi loin que je peux me remémorer, j'ai toujours adoré ce climat particulier propice à la floraison. Mes parents m'emmenaient parfois au parc non loin de notre appartement, lorsque j'étais encore un petit garçon incapable de se contrôler. Lorsque j'ai grandi, que je suis allé au collège et que j'ai rencontré Kazuki, nous allions tous les deux jouer au foot dans l'herbe tendre à l'ombre des cerisiers. Au lycée, nous flânions au même endroit, simplement heureux d'être ensemble à profiter de la vie comme les animaux autour de nous.

Mon sourire se fane alors que je me rappelle de ces bons moments aujourd'hui perdus. Mes parents sont bien loin maintenant, même s'ils ne sont pas morts; ils se sont perdus en pleine campagne dans le Kansai, dans la préfecture de Hyogo plus particulièrement, et il m'est impossible de rentrer les voir juste pour le plaisir maintenant que je suis occupé avec la fac. Quant à Kazuki...je ne peux plus le retrouver. Je ne sais même pas s'il est lui aussi venu étudier à Tôkyô, ou s'il a préféré partir dans une autre université renommée. Peut-être a-t-il été à Osaka ou Kyôto? Il ne se préoccupait pas tant que ça de ses études, mais j'aime à croire qu'il a tout de même cherché à avoir de bons résultats au concours. Nous avons malheureusement été séparés juste après le dernier examen...je n'ai pas pu savoir. Mais c'est mieux comme ça, non?

Cela fait bientôt cinq ans que j'ai perdu mon ami, mais la vie continue malgré tout. J'ai changé drastiquement ma façon d'agir, de penser, et ça m'a donné envie d'étudier mon peuple, mon espèce. Je prévois même plusieurs voyages dans ce but, mais...il me faut de l'argent pour ça. Et pour le moment, mon petit boulot au kombini me permet de payer mon studio minuscule qui coûte un rein et les frais d'inscription toujours plus élevés chaque année. On repassera pour les voyages.

C'est pourtant à Tôkyô que j'ai trouvé une partie de mon histoire, en passant totalement par hasard devant un salon de tatouage à la devanture atypique. Cet endroit, je l'ignorais alors, allait devenir une sorte de refuge spirituel pour moi. C'est ici que sont rassemblées des informations cruciales, des histoires et mythes anciens qui me sont indispensables pour mes recherches. Et ces histoires, c'est un vieil homme qui les raconte sur toile ou sur la peau des autres. Je n'aurais jamais pu imaginer croiser une telle personne un jour...c'est comme si le destin se pliait en quatre pour ma volonté, comme si mes recherches allaient permettre de rendre justice aux goules dans le monde entier. Ah, mais je suis peut-être un peu trop rêveur et enthousiaste...je ne suis qu'un humble étudiant en ethnologie, je viens à peine d'entrer en master. C'est complexe.

Aujourd'hui encore, je me rends chez cet homme qui m'a donné un espoir et de nouvelles histoires chaque jour plus intéressantes les unes que les autres. Cet homme et son fils un peu froid à mon égard...mais je n'ai pas le temps de m'inquiéter du comportement d'un adolescent. Il doit avoir ses raisons d'être si distant avec un étranger à sa famille. C'est courant chez les jeunes goules je crois, parce qu'elles ont peur de se faire choper par le CCG puisqu'elles ne sont pas encore stables. Après...je n'ai rien à dire à ce sujet. Je ne suis pas plus stable qu'un gamin de quatorze ans, à vingt-deux ans tout pile. Tout ça pour un humain qui doit se contrefoutre de moi à l'heure qu'il est, s'il ne m'a pas déjà oublié...

La porte s'ouvre à peine après que j'aie pu frapper deux coups secs dessus. C'est Ikeda-san qui m'accueille avec son air à la fois sévère et bienveillant, et me salue chaleureusement. Je crois qu'il est heureux au fond d'avoir une oreille attentive à qui raconter ses histoires...son fils en a sûrement assez de les entendre, si elles ne l'ont jamais intéressé. Je salue respectueusement l'homme.

"Bonjour Ikeda-san...et Ikeda-kun, bien entendu!"

J'adresse un sourire poli au petit, avant d'entrer dans l'atelier/appartement des Ikeda. J'aime cet endroit. C'est un peu comme...un havre de paix pour les goules. Ici, j'en viens même à oublier Kazuki et ma promesse intenable. Je me sens bien, c'est tout. Comme à la maison...

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Ikeda Jiro
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Dim 3 Juin - 2:11


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ft.Minamoto Daisuke
 
J'étais rentré plus tôt que prévu de mon voyage scolaire. Lors de ce dernier, un incident s'était produit, l'un de nos camarades avait mystérieusement disparu lors de notre temps libre. Des recherches avaient été engagées et durant trois jours, élèves et professeurs vivaient dans l'angoisse. Ce qui devait être un voyage éducatif se transforma en réel cauchemar, hélas, la police ne trouva aucune trace de notre camarade et l'enquête fut reprise par des membres du CCG de Kyoto. Peut être qu'une goule de la région avait frappé? Ou peut être pas... J'étais le seul à connaître la vérité. Notre précieux camarade était à présent dans mon estomac. J'avais promis à mon père de ne pas craquer mais, pour ne pas éveiller les soupçons, j'avais dû me conformer à leurs habitudes, m'affaiblissant de jour en jour jusqu'à ce que je faillisse perde la raison. Grâce à ce dernier, j'avais évité de dévoiler ma véritable nature et d'attaquer aléatoirement un humain. Mon plan avait été un minimum réfléchis, assez du moins pour ne pas laisser de trace de ce "méfait". A mon retour, j'avais feint l'innocence auprès de mon père. Après tout, les goules n'étaient pas des créatures qui vivaient exclusivement à Tokyo! Nous étions plus nombreux que ça, éparpillé autour du monde, nous cachant parmi les humains. Les seules preuves restantes étaient les vêtements du garçon que j'avais prit soin de dissimuler dans mes affaires ainsi que quelques tâches de son sang une la chemise que j'avais porté le jour de mon festin.

De retour à Tokyo, les professeurs nous avaient délivré une lettre à l'attention de nos parents avant de se concentrer sur le cas de la victime. Cette expérience avait été pour moi la preuve que je ne pouvais pas partir en voyage scolaire sans craquer. Cet échec me pesait sur le conscience, je savais que j'avais encore échoué et que si je ne faisais pas plus attention, les disparitions beaucoup trop fréquentes dans mon collège risquerai d'alerter les agents du CCG. J'étais encore un enfant cependant, j'avais conscience du danger que ces humains représentaient. Ils étaient là pour nous chasser, protéger leur espèce au détriment de la notre. Ils n'essayaient pas de nous comprendre. Nous ne mangions pas les humains par choix mais parce que nous étions fait de sorte à les trouver délicieux.

Malgré mon mensonge, mon père se doutait cette fois-ci que je n'étais pas étranger à notre retour prématuré. Je n'avais même pas eu le temps de défaire mon sac pour nettoyer ma chemise et me débarrasser du reste des preuves qu'il m’appelait, me demandant de descendre dans son salon pour l'aider. Son intonation, bien qu'en apparence calme trahissait sa colère et une fois au salon, je n'eus pas le courage de le regarder dans les yeux. La tête baissée, j'écoutais ses ordres pour enfin les appliquer. Ce n'était pas difficile de voir en moi le coupable, mon silence trahissait ma culpabilité. Allait-il continuer de me faire endurer la tension qu'il mettait entre nous? Était-ce par sadisme que mon père agissait ainsi? Déversait-il sa frustration de ne pas pouvoir torturer les humains sur moi? A cette idée, je me mordais la lèvre inférieure, s'il avait besoin de torturer autrui, qu'il le fasse sur les humains au lieu de prendre leur défense! Assis derrière le comptoir de l'accueil, je ne bougeais pas, fixant mes mains jointes alors que je faisais exactement ce qu'on m'avait ordonné: m'occuper de l'accueil. Je sentais les longues heures d'ennuis. Le supplice était infernal. Personne à l'horizon pour m'occuper ou même échanger des banalités. Je devais subir l'odeur du sang de l'humain que mon père tatouait dans son atelier sans bouger. Par chance, la sonnette retentit, j'allais pouvoir m'aérer l'esprit malgré les effluves qui embaumaient tout le salon. "B..." Commençais-je en levant la tête. L'homme qui venait de rentrer était une goule comme père et moi. Je le regardais de haut en bas. Cet homme qui venait souvent écouter les histoires de Père. Au même moment, mon père sortait de son atelier, son client désirant probablement faire une pause. J'avais presque l'impression que les deux s'étaient donnés le mot. Comme à son habitude, mon père semblait bienveillant envers cet étranger. Pour ma part, j'avais totalement perdu ma langue, m'étant juste incliné poliment lorsque je fus salué. "Jiro va faire du café." M’ordonna sèchement mon père. Je me fis pas prier pour m'exécuter, quittant mon siège pour m’atteler à la tâche. Pendant ce temps, mon père installait notre visiteur sur un des sofa du salon, lui demandant de patienter le temps qu'il finisse son ouvrage en cours. Parce qu'il croyait que nous avions tous la capacité de résister à l'appel du sang humain? Mon père tentait le diable se qui me fit esquisser un sourire en coin, échappant un léger rire jaune. Ce dernier ne manqua pas de tomber dans l'oreille de mon père qui se mit à me crier dessus. "Qu'est-ce que tu fais? Dépêche-toi! Minamoto-kun attend!"

Sursautant, je me dépêchais d'amener un plateau avec deux tasses de café, je les posais sur la table basse au niveau de l'espace d'attente. Mon père ne prit pas le temps de s'asseoir, ne prenant pas non plus la peine de me remercier, il l'avala d'une traite avant de repartir s'enfermer dans mon atelier. Était-ce le café qui lui permettait de tenir face à cette odeur si délicieuse? Je restais planté à côté de cet espace, mon plateau dans les bras alors que je fixais la porte de son atelier, mes yeux ayant prit malgré moi leur couleur naturelle.

 
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Sam 30 Juin - 13:34


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Le problème principal lorsqu'on entre dans un salon de tatouage, surtout de tatouages traditionnels au bambou, c'est de pouvoir résister à l'odeur du sang omniprésente dans chacune des pièces. Si j'aime cet endroit, c'est un peu par masochisme; il m'entraîne à résister à l'appel de la chair, en me donnant l'occasion de tester mes capacités d'abstinence. Heureusement, Ikeda-san est au courant pour mon voeu; il se dépêche de me faire amener du café, en profitant sûrement lui aussi pour se couper la faim puisqu'il est en contact direct avec cette chair appétissante. Le café...seul moyen pour nous autres goules d'éviter de dévorer n'importe qui n'importe quand, lorsque nous ne pouvons nous sustenter tous les jours. Pour ma part, j'ai craqué il y a déjà deux semaines. Trois cadavres entièrement dévorés...leurs restes jetés par-dessus un pont, tel des vestiges de suicidés bouffé par les bestioles qui traînent par là. J'ignore encore si je vais pouvoir tenir un jour pour de bon. Peut-être que je crèverai comme une merde en me faisant choper pour une connerie, ou peut-être que je finirai par m'affamer pour de bon et ne pourrais supporter tout ça...mon corps a beau être résistant par nature, j'ai remarqué que ma peau était beaucoup moins dure que celle d'autres goules de par mon régime particulier. Il est plus facile de la percer avec un Kagune, et elle cicatrice très lentement. Comme si l'abstinence me rendait un peu humain...

Le gamin est silencieux, comme perdu dans ses pensées. Son père d'ordinaire sévère semble en permanence en colère lorsqu'il le regarde, et je n'arrive pas à comprendre pourquoi. Je ne devrais pas m'immiscer dans la vie de ces gens, moi qui squatte déjà chez eux à l'oeil pour m'abreuver des histoires du vieux...mais je ne peux m'en empêcher. J'étudie le comportement des gens à l'école, le comportement des communautés. Ici, c'est une petite communauté de goules qui s'entraident. Un peu comme des humains...la parallèle est facile à faire, lorsqu'on vit au milieu des deux races.

"Ikeda-kun? Es-tu sûr que tout va bien?"

Ses yeux se sont transformés d'eux-mêmes. C'est un adolescent après tout, il ne peut pas très bien se contrôler...mais nous sommes dans la salle d'attente du salon, si quelqu'un entre par hasard et le voit dans cet état, il risque d'être dénoncé...et son père avec. Je ne peux pas laisser faire ça. Je pose ma main sur son épaule, l'autre tenant mon café, et le regarde droit dans les yeux.

"Tu devrais rentrer, je pense. Tu n'es pas en état d'accueillir qui que ce soit, et certainement pas dans celui de rester ici à la vue de tous. Il doit y avoir quelque chose à manger chez vous, non? Ton père fait toujours des réserves dans le frigo au cas où, n'est-ce pas?"

L'odeur de sang commence moi aussi à me donner faim, mais je me cale comme je peux en terminant le café d'une traite. Il manquerait plus que j'attire l'attention à mon tour! Ce serait une aubaine pour le CCG, une hécatombe pour nous autres goules. Il n'y a rien de pire que d'être témoins d'un génocide, surtout lorsqu'une famille innocente est prise pour cible par les humains.

"Je suis sincère, Ikeda-kun. Ton père a presque fini de toute façon. Je peux monter avec toi si tu veux, ou te laisser seul. C'est toi qui choisis...mais tu ne peux pas rester ici."

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Ikeda Jiro
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Ven 13 Juil - 18:31


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ft.Minamoto Daisuke
 
L'ambiance entre mon père et moi jetait un froid dans le salon. Habituellement, il semblait juste être un père sévère un brin autoritaire. Là, sa sécheresse envers moi était la marque que j'avais probablement dû faire une bêtise. Une bêtise qui à en croire son énervement était assez grave à ses yeux. Je me sentais mal vis-à-vis de son comportement. Je l'avais déçu. Bien que je n'avais pas avoué avoir fauté, il se doutait que quelque chose clochait, la preuve de mon crime passé se trouvait toujours dans mon sac de voyage que je n'avais pas encore eu le temps de défaire. Quand bien même j'avais eu le droit à un festin improvisé lors de ma sortie scolaire, la faim persistait. J'avais l'impression que plus je mangeais d'humain frais, plus mon appétit grandissait. Allais-je devoir supporter la viande froide toute ma vie ? M'accoutumerais-je un jour à la texture dure des cadavres que nous ingurgitions ? Je me pinçais les lèvres, tenté par l'odeur qui embaumait tout le salon de mon père jusqu'à ce que les mots de Monsieur Minamoto me sorte de mes remords. Je sursautais, me tournant vers lui pour lui dévoiler mon regard. Je mourrai de faim et s'était plus que flagrant. Un instant, je fermais les yeux, essayant de me concentrer pour reprendre mes esprits. « Père m'a ordonné de tenir l'accueil... » Répondais-je doucement. Cependant, les arguments de notre compère étaient des plus convainquant. Si un humain entrait à ce moment, ce serait dangereux pour notre couverture. Je risquais de la compromettre et surtout de nous condamner. Doucement, j'hochais la tête. Il avait parfaitement raison. « D'accord... Suivez moi... » Répondais-je doucement. Si je quittais le salon, je risquais de me faire gronder une fois de plus par mon père mais peut être que si Monsieur Minamoto lui expliquait la situation, cela apaiserait la colère de mon père à mon encontre.

Je gardais ma tête baissée pour que personne ne puisse voir mes yeux qui ne semblaient pas vouloir regagner leur apparence humaine. Traînant des pieds comme un condamné dans le couloir de la mort, je quittais le locale pour montais les marches de l'immeuble, notre appartement se situant juste deux étages au dessus. Au moins, c'était pratique d'habiter dans le même immeuble que notre commerce familiale, ainsi, personne ne pourrait voir mon regard surnaturel. Je guidais mon invité jusqu'à l'appartement familiale. Ici, nous étions enfin en sécurité, mon sac de voyage se trouvait encore dans l'entrée et de ce dernier émanait l'odeur du sang séché. J'espérais que Monsieur Minamoto ne puisse pas remarquer cette dernière. Rapidement je retirais mes chaussures, prenant le sac sur mes épaules pour l'éloigner d'un museau capable comme moi de détecter ce genre d'odeur. Je pénétrais enfin dans l'appartement, me tournant vers mon invité. « Attendez-moi dans la cuisine. » Disais-je avant de filer dans ma chambre pour y déposer le sac. Je l'ouvrais, cherchant les preuves me mon méfait pour enfin filer dans la salle de bain. Je disposais mes vêtements tâchés du sang de ma dernière victime dans l'évier, faisant couler de l'eau chaude dessus en espérant pouvoir faire partir les tâches. L'évier bouché, je le remplissais d'eau. Rien de mieux que le laisser le sang infuser ce qui pourrait peut être me permettre de le récupérer plus tard, au cas ou.

La vasque remplie, je coupais l'eau pour aller rejoindre Monsieur Minamoto qui devait se trouver dans la cuisine cependant, j'avais omit un détail : je ne m'étais pas essuyé les mains, ces dernières  étant à présent mouillées par le mélange d'eau chaude et du peu de sang qui avait commencé à infusé. « Avez-vous faim ? » Lui demandais-je en ouvrant le frigo, regardant ce qu'il restait du dernier suicidé que mon père avait acheté.
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Mer 18 Juil - 20:02


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L'enfant accepte de monter, et je lui en suis reconnaissant. Je n'ai pas envie de faire davantage d'efforts dans ce salon, j'ai déjà si peur de péter un câble en temps normal! Je le suis dans les escaliers étroits, avec la sensation que l'odeur nous accompagne jusqu'à l'appartement. C'est flippant. Un peu comme si le sang cherchait à me faire basculer du mauvais côté...j'en connais, des goules qui se fichent d'être cachées. Des goules qui veulent simplement bouffer n'importe qui, n'importe quoi, et exposer notre existence au monde entier. Je me suis battu contre l'une d'entre elle un soir, et si je suis en vie aujourd'hui encore, c'est grâce à l'intervention du CCG. J'ai pu m'enfuir en profitant de leur présence et de mon visage caché, là où cette goule n'a pas dû avoir la même chance. Mais ce n'est pas grave. Si ce sont des goules rebelles, capables d'exterminer la race humaine, leur mort est une bénédiction. Je m'en veux de penser de la sorte, mais...chaque fois que je doute de mes propres pensées, je me rappelle du visage de Kazuki et de la douleur que sa perte pourrait me procurer. Ce garçon, cet humain...c'est tout ce qu'il me reste, du moins c'est ainsi que je le ressens. S'il venait à disparaître et surtout si j'en étais averti, je ne pourrais le supporter.

Nous entrons l'un après l'autre dans l'appartement des Ikeda, et j'ai comme le sentiment que l'odeur du salon est restée sur le pas de la porte. Je pousse un soupir de soulagement; au moins, c'est ça de fait...même si je sens encore la faim me tirailler, ce n'est plus une torture. Quoique...l'odeur dans cet appartement est aussi alléchante, sans que je comprenne trop pourquoi ni d'où cela peut provenir. C a ne peut pas être les restes du repas de ces messieurs, ceux-ci ne consomment que de la viande froide...des suicidés en quelque sorte, dont le sang est figé depuis un moment et les morceaux sont conservés au frais. Alors qu'est-ce que cela peut être?

"Pas de souci, Ikeda-kun."

J'obéis à mon cadet en restant bien sagement dans la cuisine tandis qu'il suit son petit bonhomme de chemin. Je me demande combien de temps je vais devoir attendre la fin du travail de Ikeda-san...c'est long, une séance de tatouage, mais je suis venu peu de temps avant la fermeture du salon, alors il ne devrait pas tarder. En attendant, je vais peut-être enfin apprendre à connaître son fils, qui sait? Ce gosse qui semble m'éviter depuis notre première rencontre...pour une raison obscure, mais soit.

L'odeur est presque imperceptible, mais je la sens tout de même. Je suis sensible lorsque je suis en plein milieu de mon jeûne, une simple goutte de sang peut me transformer. Et là...je me sens perdre un peu les pédales. Mes yeux noircissent, prennent la teinte rouge et noire habituelles des goules. C'est du sang. Il n'y a normalement pas de sang aussi frais, dans ce qu'ils mangent. Et ça ne provient même pas de la cuisine...plutôt de là où Jiro a disparu. D'ailleurs, il ramène l'odeur avec lui. Pourquoi...?

"Ikeda-kun...j'ai besoin que tu sois sincère avec moi."

Je dois l'inquiéter un peu, à lui parler comme ça d'un seul coup.

"Est-ce que tu caches un cadavre dans cette maison? Est-ce que tu t'es battu contre un humain il y a peu? C'est important."

Je pensais échapper à l'odeur du sang en venant ici, mais il faut croire que le monde entier cherche à me faire craquer. Je ne boufferai pas d'humain, putain!

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Ikeda Jiro
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Mar 24 Juil - 17:01
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L'odeur du sang qui avait envahit la salle de bain demeurait dans mes narines, m'empêchant de sentir le sang qui avait commencé à infuser. J'essuyais mes mains sur mon jeans. C'était une habitude que j'avais prise dans les toilettes du lycée. Je détestais faire la queue pour accéder au séchoir à mains de plus je n'avais pas la patience d'attendre que cela fasse effet. C'était donc devenu naturel. Cependant, cette habitude me porterait un jour préjudice si je ne m'en débarrassais pas la preuve en était le ton grave que Monsieur Minamoto abordait en plus de son regard, ce dernier suffisait à répondre à ma question précédente. Ses mots me figèrent. Je me redressais. « N-non. Rien de tout ça... » Je semblais hésitant dans mes mots. C'était bien trop dangereux de lui dire la vérité. Et s'il en venait à le répéter à mon père, je serai puni plus sévèrement. Mon père se doutait déjà de quelque chose et m'avait déjà puni en conséquence. Cependant, si Monsieur Minamoto pouvait sentir le reste de sang, cela signifiait que je devais me dépêcher avant que mon père le sente à son tour. Je m'étais encore une fois fourré dans une belle galère. J'inspirais et expirais brutalement pour reprendre mes esprits et effacer les soupçons qui pesaient sur moi. Rapidement, je saisissais la première boite en plastique que j'avais sous les yeux pour enfin fermer le frigo. Je me tournais tout sourire, l'air de rien vers l'invité. M'approchant de lui, je déposais la boite sur la table, l'ouvrant pour y dévoiler le reste de ce qui était autrefois un bras humain.

Je commençais à mettre la table, sortant pour deux assiettes et des couverts. Nous n'étions pas des barbares qui dévoraient nos proies à même les mains quand même ! Du moins en théorie... La table mise, je découpais la chair avec difficulté, grimaçant. Je détestais ce régime que mon père m'imposait. Rien que la découpe de la viande m'indiquait que le repas qui allait suivre serait indigeste. J'en grimaçais d'avance, repensant au festin que je m'étais offert quelques jours avant : la chair fraîche qui fondait sur la langue me paraîtrait être un lointain souvenir. Je soupirais, m'appuyant de toute mes forces sur le couteau planté dans la chair pour pouvoir découper un morceau. C'était ça de n'avoir aucune force dans les bras ! J'espérais qu'avec le temps, ma force se développerait ne serait-ce qu'un petit peu. Une fois que j'eus réussi à couper un premier morceau, je m'exclamais, fière de moi. Je le déposais dans l'assiette de mon invité pour reproduire la même opération. Cette fois-ci je le mettais dans la mienne pour enfin ranger la viande.

M'asseyant en face de Monsieur Minamoto, je lui offrais un sourire qui se voulait innocent. « Bon appétit ~ » Déclarais-je en prenant mes couverts. Je regardais la goule en face de moi. J'espérais que ses soupçons s'atténuerait cependant, je devais en avoir le cœur net. « Ne pensez pas trop. Ce doit être l'odeur qui règne dans le salon qui nous a suivi ! » Semblais-je convainquant cette fois-ci ?
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Lun 30 Juil - 23:24


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Il me ment. Je le sais, mais je n'ai aucun moyen de le prouver. A quoi bon de toute façon? Nous ne sommes pas assez proches pour qu'il se confie à moi. Je ne suis qu'une connaissance de son père, un type assez bizarre qui aime écouter les histoires que le vieux a à raconter et qui prend même des notes sur ce qui est le plus intéressant. Un type qui semble aimer les légendes et mythes concernant les goules, comme s'il les mettait sur un piédestal. Je suis loin de cet adolescent, et il doit croire que s'il se confie à moi, je le trahirai auprès de son père qui n'a pas l'air d'être particulièrement tendre à son égard. C'est une chose que d'élever un enfant; c'en est une autre lorsque l'enfant en question est une goule, et visiblement instable. Ma mère a eu du mal à m'éduquer elle aussi, mais c'était différent. Nous étions une famille unie. Je n'habitais pas seul avec elle...pas comme eux.

Soit. Je le laisse dans son mensonge, et baisse les yeux sur la nourriture qu'il vient de poser sous mon nez. Ca ne sent pas très bon, et ça ressemble un peu à la bouillasse que les humains prennent au kombini lorsqu'ils n'ont pas le temps ni l'envie de cuisiner. C'est dur pourtant. Et froid...ça ne ressemble pas vraiment à de la chair humaine, mais je suis bien placé pour savoir qu'il s'agit pourtant de cela. Le gamin n'a pas l'air plus enthousiaste que moi à l'idée d'avaler ce truc...mais nous n'avons sûrement pas les mêmes motivations derrière. Moi, je suis toujours obnubilé par cette odeur qui ne quitte pas la pièce malgré la nourriture présente devant nous. Et lui? Ah...il doit encore se battre intérieurement pour conserver son mensonge et le transformer en vérité. J'aimerais pourtant tellement qu'il se confie à moi...comment faire?

"Tu n'aimes pas ce genre de repas. N'est-ce pas, Ikeda-kun?"

Je ne me mouille pas trop en affirmant cela, il ne faut pas être détective pour capter le dégoût dans le regard d'un autre. Je soupire, repose mes baguettes et le regarde dans les yeux comme si je cherchais une fois de plus à sonder son âme. Il doit comprendre qu'il peut me faire confiance. Que je ne suis pas un ennemi.

"Je t'avoue que je n'aime pas non plus. La viande froide...très peu pour moi."

Je préfère éviter de lui dire que je hais dévorer des humains, j'ignore comment ça peut être interprété par un autre. Il peut aussi se braquer en pensant que je mens...mais ce serait stupide. J'ai envie qu'il s'ouvre à moi, pas qu'il se ferme définitivement comme une huître!

"Tu sais, Ikeda-kun, ton père et moi ne sommes pas vraiment les meilleurs amis du monde. Je suis seulement une oreille attentive à qui il raconte ses merveilleuses histoires, mais notre relation s'arrête là. Si tu me dis la vérité, je ne le lui répéterai pas. Je t'en fais la promesse."

Il est jeune, mais pas assez pour faire confiance de suite à un inconnu. L'adolescence est un âge ingrat, que ce soit pour les humains ou pour les goules. C'est là que j'ai failli trahir ma nature à l'école, alors même que je travaillais si dur pour ne pas sauter sur tout ce qui avait une odeur un peu trop appétissante. Heureusement, Kazuki m'aidait à tenir le coup sans le savoir.

"Tu as des amis, Ikeda-kun? Peut-être des camarades à l'école? Des gens qui peuvent t'aider à...te raisonner, te faire tenir le coup quand tu faiblis un peu."

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Jeu 16 Aoû - 22:27


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ft.Minamoto Daisuke
 
Je baissais la tête vers ce qui semblait être de la nourriture. Mes couverts en mains, je commençais à tenter de couper en petit morceau la viande humaine. Toujours aussi dure, je forçais sur mon couteau. Si cela continuait de la sorte, j'allais carrément y aller avec les mains et les dents ! A se demander depuis combien de temps mon père avait entreposé cette viande qui n'était plus aussi fraîche que le jour où il était allé cherché ce morceau de cadavre au café. Déjà qu'un cadavre de suicidé ne l'était pas toujours alors là c'était le comble ! Mon regard rempli de dégoût posé sur mon assiette se leva vers mon invité qui venait de retranscrire parfaitement ce que je ressentais. A l'exception de mon père, je ne connaissais personne d'aussi fou pour aimer -ou du moins sembler aimer- manger ce genre de viande. Même ceux de l'Amaryllis nous dirait qu'elle était bonne à jetter mais d'après mon père, c'était beaucoup trop risqué. Il me condamnait alors à vivre comme lui, un charognard. Pas étonnant qu'une fois qu'il ait le dos tourné j'en profitais pour dévorer n'importe qui ! « Père dit que c'est mieux de les manger ainsi. » Répondais-je à mon interlocuteur, m'enfonçant dans mon mensonge. « Ce sont des humains qui ont choisi de mourir, il dit qu'on doit les honorer et ne pas gaspiller. » J'étais faussement convaincu pas ce genre de propos. Même après avoir mangé un cadavre entier aussi solide qu'un roc, j'étais persuadé qu'avec mes dents restantes -s'il m'en restait- je serai encore affamé. La preuve en était les gargouillis que mon estomac échappait parfois en cours. J'avais beau dire que je n'avais pas faim ou que mon père prenne bien soin à déguiser la viande humaine en steak, cela ne changeait rien. C'était d'ailleurs pour cette raison que je m'affamais plus vite que mes congénères. Un enfant en pleine croissance comme moi avait besoin de beaucoup manger et de préférence, un repas qui me satisfaisait. Par chance, mon camarade avait très bien fait l'affaire lors de notre voyage. Il m'avait rassasié mais jusqu'à quand ? Mes repas clandestins étaient tellement rares que je tentais de tenir un maximum en me nourrissant de cette... viande.

Je me penchais de nouveau vers mon assiette tandis que Monsieur Minamoto renchérissait. Il avait compris. Il tentait cependant de me rassurer, il voulait que je lui avoue mon crime mais à quoi bon ? Qu'est-ce que cela lui apporterait de savoir que j'avais fauté, surtout si ce n'était pas pour le répéter à mon père ? Mes yeux écarlates se posèrent sur lui. « A quoi bon vous avouer quelque chose que vous avez déjà deviné. » Lui lançais-je sèchement. C'est vrai que je n'avais pas été prudent mais je ne pouvais pas me débarrasser de mes vêtements tâchés de sang dans une simple poubelle et les faire brûler éveillerait les soupçons. La meilleure solution était donc de me faire suspecter par mon père pour cet incident. Même si je refusais de le lui avouer, il savait déjà que je n'étais pas étranger à cette disparition. Ce n'était ni la première, ni la dernière. C'était d'ailleurs la raison de son hostilité envers moi. Il m'en voulait d'avoir encore une fois désobéis. Mes mains lâchait mes couverts pour attraper la viande froide alors que je soupirai d'agacement. Je venais la coquer à pleine dent pour la déchiqueter face à cette autre goule pour lui prouver que je pouvais aussi tenir en me nourrissant de cette chair sèche. Après l'avoir mâché et difficilement avalée, je prenais le temps de répondre. « Allez dire à votre meilleur ami humain que vous êtes une goule, montrez lui votre vraie nature. Même s'il fut votre ami, il vous rejettera pour le monstre que vous êtes. » Commençais-je, la voix pleine d’arrogance. « Il ne vous restera plus qu'à prier pour qu'il ne donne pas votre identité à ces pigeons de malheur. Ce n'est pas à moi de vous l'apprendre mais vous ne pouvez pas faire confiance aux humains. Père dit qu'il faut rester discret et se cacher, ne pas faire de vague, que notre identité est ce qu'il y a de plus précieux et qu'il faut la cacher. » J'esquissais un sourire tout en échappant un rire jaune. « Et les goules que je connais sont toutes liées à mon père. » Mon regard le transperçais, se fixant dans le sien alors que je semblais à présent le mettre au défi. « Et vous, Monsieur Minamoto, vous qui détestez cette viande froide, n'avez-vous jamais tué d'humain ? » De sa part, j'attendais une réponse honnête, qu'il me rassure sur le fait que non, je n'avais rien fait de mal. Peut être que lui tuait des humains pour se nourrir au lieu de se contenter de cette viande immonde. Viande qui d'ailleurs commençait à me faire pleurer de dégoût à mesure que je la mangeais. Je détestais craquer devant les adultes. J'avais cette impression que Monsieur Minamoto cherchait lui aussi à me faire la leçon.
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Dim 26 Aoû - 20:59


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Il est loin de me faire confiance, mais je ne peux lui demander la lune. C'est un adolescent après tout, et je sais qu'à cette période de sa vie c'est toujours plus complexe. Les problèmes des humains ne sont rien comparé à ceux des goules...qui cumulent beaucoup trop de choses à la fois, comme le fait d'avoir faim à toute heure de la journée même en ayant dévoré un cadavre entier la veille, d'être enfermé beaucoup trop longtemps dans des pièces remplies d'autres adolescents appétissants, dont ceux qui nous faisaient tourner en bourrique et tentaient de nous blesser. Les enfants sont méchants entre eux, et il est impossible de se dévoiler seulement pour les effrayer un bon coup et avoir la paix. Combien de fois ai-je dû me laisser faire en sachant très bien que je pouvais, si je voulais, briser tous leurs os un à un? Je n'ai jamais été d'une nature très violente, même petit, mais je ne pourrais jamais assez remercier mon cher Kazuki pour m'avoir secouru chaque fois que des petits malins s'en prenaient à moi. Depuis toujours, il était là pour m'aider quand ça n'allait pas. Ce garçon était tout pour moi...pourtant, je n'ai pas hésité à l'abandonner dès que j'ai commencé à péter un câble. Je suis un horrible monstre.

Jiro est acide, agressif, il ne se rend sûrement pas compte que ses paroles sont empoisonnées, qu'elles me blessent au plus profond de mon coeur et me terrifient. Elles font remonter une peur profonde que j'ai tâché d'enfouir, mais qui de temps en temps revient comme une vieille rengaine et me fait si mal que j'en ai du mal à respirer. Mes mains se crispent sur le bord de la table, mes yeux rouges les fixent sans vraiment les voir. Même s'il fut votre ami, il vous rejettera pour le monstre que vous êtes. C'est la raison pour laquelle j'ai disparu immédiatement, sans laisser le temps à Kazuki de réagir. Il n'a jamais vraiment su ce qu'il s'était passé. Je l'ai quitté, j'ai disparu sans laisser de trace, j'ai changé de numéro pour être certain qu'il ne cherche pas à me retrouver. Et s'il avait donné des informations cruciales au CCG sur moi? Mon Kazuki...ne pourrait jamais faire ça. Lui ne me trahirait jamais, même si je ne suis pas ce qu'il croyait que je fus. J'esquisse un pâle sourire, alors qu'il déverse toute sa haine d'adolescent sur son père et les goules qui lui sont affilié. Il n'a pas l'air de comprendre comment le monde fonctionne autour de lui, mais c'est normal...il est encore jeune. Je ne peux pas lui demander de miracle.

"Je ne déteste pas la viande froide, Ikeda-kun...je déteste l'humain tout court."

Une goule qui ne mange pas d'humain? Ca n'a pas de sens. Ca ne peut pas exister. Et effectivement, c'est impossible. C'est pour ça que je n'arrive pas à me contrôler, que je finis toujours par être pris de folie et par tuer quelques passants au hasard. Je suis surpris de ne pas avoir rencontré de colombes depuis le temps, de ne pas avoir mon petit surnom moi aussi. Je préfère bien entendu que ça reste comme ça, je cherche à être discret et à ne surtout pas dévoiler mon identité...de peur de tout perdre, ma place à l'université et mes précieuses recherches. Mais je n'ai aucun contrôle là-dessus. Je me fonds dans la masse, me comporte comme un goinfre à tuer plusieurs personnes la même nuit. Je soupire longuement, avant de croiser les bras.

"Je tue des humains, mais je n'en ai pas envie. Je ne veux pas manger de chair humaine, mais tu sais aussi bien que moi que notre corps est programmé pour ça. On ne peut pas le contrôler. Alors...je tâche de ne rien manger pendant un mois, deux, voire trois...puis vient un jour où la faim est trop importante, le café ne suffit plus. Ce jour-là, je ne suis plus le même. Je deviens un véritable monstre. C'est pour ça que je fais ces recherches, que j'écoute les histoires de ton père. Je veux savoir d'où nous venons, et pourquoi nous existons. Je veux trouver quelqu'un capable de nous donner un substitut à l'humain, afin d'entamer une cohabitation. C'est mon projet, mon rêve...celui de toute une vie. Et tout ça, c'est pour cet humain qui me rejettera sûrement si nos routes se croisent de nouveau."

EXORDIUM.
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