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Ven 27 Juil - 10:57
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La soirée s'était installée sur la capitale avec une douce brise. Yûichi n'aimait pas réellement sortir le soir parce que cela était souvent synonyme de rationnement. Il n'avait rien contre son conditionnement d'être une goule mais il n'appréciait pas le fait de devoir privilégier le soir pour manger parce que l'obscurité aidait. D'ailleurs, après tant d'années, le centre général des goules avait bien compris le fonctionnement de leur race. Voilà pourquoi il préférait rester caché le soir. Sauf qu'il était une goule et il avait une famille. Une famille qu'il nourrissait alors il n'avait pas le temps de tergiverser.
S'il n'avait pas eu sa famille, probablement aurait-il fini par se laisser attraper. Ou par se faire tuer. Il avait des ami(e)s humain(e)s, il les adorait mais il en venait parfois à se demander s'il les adorait pour leurs caractères ou parce qu'ils étaient de la nourriture se mouvant sans cesse sous ses yeux. Il restait une goule. Il n'avait pas de mal à se trouver de quoi sous mettre sous la dent mais il salivait à la vue de bonne nourriture dès que l'une d'elles se présentait à lui. Soit dans plus de quatre-vingt dix pour cent des cas la plupart du temps.
Il était photographe, il travaillait en journée et en grande partie avec des êtres humains. Sa condition était donc loin d'être facile à gérer comme ses congénères. Pourquoi ne s'étaient-elles pas laissées terrasser à leur naissance ? Cela n'aurait-il pas été plus simple de ne pas survivre ? Mais non. Comme les êtres humains, il fallait qu'ils survivent et eux, c'était la nuit.

Il était parti rejoindre deux amis après qu'ils aient dîné. Il en aurait bien profité pour dîner lui aussi mais il s'était dit qu'il le ferait à la fin de la soirée. Il ne rentrerait pas trop tard, il avait une longue matinée de travail qui l'attendait le lendemain. Il but plusieurs verres en compagnie de ses amis et rit avec eux des aléas de la vie quotidienne. Heureusement avait-il bien plus à partager qu'il ne l'aurait pensé lors de ses jeunes années avec eux. Oui, quoiqu'ils en disent, les êtres humains et les goules avaient plus en commun qu'ils ne puissent le croire. Il tenait bien l'alcool, aussi ne se laissa-t-il pas enivrer au point d'avoir envie de les dévorer.
Vers les coups de deux heures du matin, il se décida à rentrer chez lui, même si avant il devait se nourrir. Il partit se fondre dans la foule ambiante à Shibuya et chercha qui ferait l'affaire. Il faisait attention à ne pas se jeter sur n'importe qui, bien qu'il lui était déjà arrivé de perdre les pédales. Quand la faim tiraillait une goule, il était difficile de contrôler son état naturel. Ce jour-là, il avait jeté son dévolu sur une enfant de cinq ans et il ne s'en était jamais remis. Voilà pourquoi il faisait attention à se nourrir exclusivement des êtres humains mal attentionnés et il ne fut pas long à en trouver un ce soir.
Cependant, il était loin de s'attendre à ce que cet homme soit accompagné. Il faisait toujours attention à vérifier qu'ils ou elles ne le soient pas ; pourquoi pas ce soir ? Son ami surgit alors qu'il venait de lui arracher la carotide. Il s'arrêta sec dans ses gestes et se retint de pousser un soupir parce qu'il n'y avait rien d'étonnant pour un être humain à ce que son visage ne se torde sous le choc.

Comment allait-il se tirer de ce pétrin ?

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Abe Cléo
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Yûichi -
Sam 28 Juil - 11:45

Le coeur bat à tout rompre, le sang monte à la tête, un goût amer s'insinue dans la bouche. Cléo porte la main à ses lèvres, sentant un haut-le-coeur le surprendre et lui donner envie de vomir ses tripes. Qu'est-il réellement en train de se dérouler sous ses yeux grands ouverts ? L'odeur de sang est plus forte que jamais ; c'est la première fois que le jeune homme est face à la mort dans son plus simple appareil. « F-Fumi ?... » Il a peine à tenter d'appeler son ami qui gît sur le sol, ensanglanté. Comme tétanisé sur place, Cléo n'ose même pas bouger, ni même regarder celui qui est à l'oeuvre de cette tragédie. Fumi était l'un de ses amis les plus proches, l'un de ces amis qui répond toujours présent quand on a besoin de discuter, de se changer les esprits. Maintenant... Maintenant... Cléo n'a qu'une envie : vomir. Et c'est ce qu'il fait en se précipitant sur le mur le plus proche, une main appuyée contre. L'alcool qu'il a pu boire au cours de la soirée revient, à l'instar de sa sobriété - Cléo sait qu'il n'est pas en train de rêver, que toute cette horreur est la vérité. Des larmes prennent alors place dans ses pupilles sombres mais il ne saurait pas dire si ce sont des larmes de rage ou bien des larmes de profonde tristesse. Peut-être les deux mélangés.

* * *

Ce soir-là, Cléo avait demandé à son ami de le rejoindre près de Shibuya. Il avait besoin de penser à autre chose qu'à l'entreprise familiale, qu'à toutes ces responsabilités qu'il a été obligé de prendre sous peine de réprimandes sévères de la part de son père. Cléo n'est pas de ceux qui se plient facilement aux ordres, il a aimé prendre des risques dans son adolescence, mais aujourd'hui, il a trouvé la solution de faire bonne figure le jour et poursuivre ses rêves la nuit. A l'évidence, cela va lui prendre du temps pour les concrétiser, mais il est déterminé et ne compte pas baisser les bras de si tôt. Fumi était donc arrivé devant le bar où ils s'étaient donnés rendez-vous et les deux garçons avaient pu profiter de l'ambiance nocturne de la ville qui ne dort jamais. Ils avaient, par la suite, poursuivit la soirée en se rendant dans un karaoké où Cléo avait pu montrer une fois encore ses talents de chanteur à son ami. Puis, alors que Cléo payait, Fumi lui avait déclaré sortir pour fumer une cigarette... Et voilà l'état dans lequel il se retrouvait.

* * *
« Qui es-tu ? » Sa voix est rauque ; il ne s'est pas encore tourné vers son interlocuteur toujours au-dessus du corps inanimé de son ami. Oui, qui est-il ? Mais plus exactement... Qu'est-il ?! Un maudit cannibale qui a précisément eu envie de sortir en même temps qu'eux ? Cléo essuie sa bouche d'un geste rageur avant de prendre son courage à deux mains et de s'avancer vers la créature agenouillée dans le sang de Fumi. Par instinct, peut-être un peu naïvement ou n'ayant que cela à proximité, Cléo retire sa chaussure pour la lancer sur son adversaire. « REPONDS-MOI ! crit-il en laissant enfin exprimer sa peur, sa douleur et sa rage, pourquoi est-ce que tu l'as bouffé ? T'es qu'un putain de malade ! » Il attrape ses cheveux entre ses mains tandis que ses genoux le trahissent et le laisse s'effondrer près du cadavre. Tout cela n'est qu'un cauchemar, un maudit cauchemar...
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Ven 3 Aoû - 21:13
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Le sang dégoulinait le long de sa gorge tandis que ses yeux rougeoyaient sous la lune ardente de ce soir. Il s'était figé et n'avait pas bougé d'un pouce depuis que l'ami de son repas de ce soir venait de se présenter. Comment allait-il gérer cette situation ? Il voulut presque lâcher cet être humain qu'il tenait entre ses mains mais son ventre le suppliait de le remplir. C'était si bon ! Il en avait encore et il sentait son coeur battre plus lentement à chaque seconde qui s'écoulait devant ses yeux. Or, un repas mort, cela n'avait rien de succulent.

Est-ce que cet être humain ne pouvait-il pas s'en aller ?!

Il était une goule et, de ce fait, il n'avait pas d'excuse quant à la nourriture qu'il se procurait pour se remplir la panse. Il s'était maintes fois vu emprisonné par le centre général des goules et, à chaque fois, il se voyait aussi tétanisé que l'était son interlocuteur à l'heure actuel. À quoi cela servirait-il de leur expliquer qu'il ne s'attaquait qu'aux personnes ayant commis un crime ? À rien. Et la soirée ne fit qu'empirer quand l'être humain face à lui se mit à vomir. Déjà venait-il l'importuner et en plus se permettait-il de venir empester l'air. Ce fut loin de s'arranger quand il l'apostropha, puis en lui balançant sa chaussure au visage.
Cet être humain ne connaissait pas l'existence des goules. Il se mordilla la lèvre inférieure et comprit que son heure de repas était compromise. Cela l'énerva. Il n'était pas une goule gourmande qui se serait fait un plaisir de manger une deuxième proie se présentant à lui. Il n'était pas non-plus de ceux assommant le dit dérangement pour finir de manger en toute tranquillité. Bref, il était de ceux s'accaparant un repas et se contentant d'un seul. Toutefois, peut-être était-il capable de le faire fuir.

« Un malade ?, lui répondit-il en haussant les épaules, C'est peut-être toi le malade. Peut-être hallucines-tu sous le coup de l'alcool, sourit-il, Sache juste que tu ne peux plus rien faire pour lui alors autant me le laisser ? Surtout que... »

Il lâcha son ami et se servit de sa rapidité pour se poster devant lui. Il sortit son kagune et le montra fièrement alors que ses yeux rouges sang se plongeaient dans les siens.

« ... Qu'un seul repas ne suffira peut-être pas. Tu m'as l'air..., glissa-t-il un doigt sur sa joue, ... Délicieux. »

Au fond de lui, il se sentait mal. Probablement pas aussi mal que l'homme le faisait face, mais il ne se sentait pas bien. Cette situation le rendait malade parce qu'il n'avait pas fait attention. La faim l'avait tiraillée excessivement au point qu'il s'était dépêché de dévorer sa proie sans prendre des précautions. Et cela le rendait malade. Il n'avait pas le droit à l'erreur, pas lui ; pas l'aîné. Il garda, néanmoins, contenance et attendit que son interlocuteur ne réagisse. Il espéra qu'il s'éloigne en courant, lui donnant la possibilité de finir son repas.

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Abe Cléo
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Yûichi -
Sam 4 Aoû - 19:28

Est-ce qu'il n'a pas honte ? Honte de ce qu'il est en train de faire, honte de ce qu'il est en train de lui déclarer, honte d'être... ça ?! Cléo n'en revient pas, ne croit pas pouvoir réaliser ce qui vient de se dérouler sous ses pupilles jusqu'alors innocentes, et un nouveau haut-le-coeur semble vouloir s'emparer de son âme. L'odeur du sang est si forte, si puissante, qu'elle a clairement balayé l'alcoolémie qui avait pourtant pris délicatement place dans ses veines. Alors non, vraiment, il n'est plus saoul mais complètement dégrisé. Ses yeux rouges, exhorbités de ses orbites, n'ont de cesse de fusiller son interlocuteur, de tâcher de deviner les mauvaises intentions qui se sont emprises de lui pour qu'il en vienne à dévorer l'un de ses amis - ou même une personne tout court ! Cléo se tient l'estomac et ses deux mains se plaquent avec horreur sur sa bouche quand la bête fonce dans sa direction, déployant ses... ses... choses autour de lui. Le visage de Cléo n'est plus qu'horreur tant et si bien qu'il ferme ses paupières quand l'être assoiffé reprend la parole. « NE ME TOUCHE PAS ! » hurle-t-il pourtant de toute sa voix, comme si c'était la dernière fois qu'il prononçait un mot. Des larmes puissantes dévalent ses joues alors qu'il tente de contrôler ses jambes qui manquent de s'affaisser sous son poids. « Tu n'es qu'un monstre, un véritable monstre... » Sa voix cristalline se brise sous le choc de la situation.

Mais Cléo... Cléo, tu ne vas quand même pas mourir dans cette ruelle, toi aussi ?

Il sait qu'il doit se ressaisir, qu'il doit affronter la mort qui semble être arrivée jusqu'à lui ; mais pourquoi est-ce que l'autre ne l'attaque pas ? A-t-il eu son compte ? A-t-il suffisamment... mangé ? Cléo croit sentir l'haleine fétide de son interlocuteur et cela ne cesse de lui retourner l'estomac. Il n'a plus rien à vomir cependant. Il doit gagner du temps, oui, pour s'enfuir... bien qu'il ne puisse pas abandonner le corps sans vie de son ami. Il a droit à une sépulture, à des obsèques dignes de ce nom. Alors son cerveau tente de fonctionner de nouveau, de faire abstraction de la situation et de visionner tout ce qui l'entoure. Quelque chose, n'importe quoi. « Qu'est-ce que tu es, au juste ? » s’enquiert-il en faisant un pas de côté. Il a vu une plaque de fer rouillé et il sait qu'il peut s'en servir contre son adversaire. Sa chaussure est juste à côté. « Pourquoi est-ce que tu l'as tué ? » S'intéresser à ce monstre lui coûte beaucoup en cet instant, si bien qu'il se précipite sur son arme pour la brandir contre son ennemi et lui asséner un violent coup à l'arrière de la tête. Cléo a poussé un cri de rage, de peur, d'horreur en le voyant chanceler puis quitter la ruelle ; est-ce qu'il est vraiment parti ? Cette fois, ses jambes se dérobent sous lui tandis qu'il fouille dans sa poche pour trouver son téléphone et composer le numéro de la police.
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Sam 4 Aoû - 22:45
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Il avait l'air délicieux. Oh oui. Cet être humain avait l'air succulent qu'il en saliverait presque. Il avait une peau délicate et il sentait aussi bon que son ami à moitié mort. Peut-être pouvait-il briser les règles ce soir, puis laisser l'autre pour se faire plaisir avec celui qu'il avait face à lui. Aussi loin était-il une goule se déplaisant de l'être, sa nature reprenait parfois le dessus et il avait du mal à se contenir aussi près de lui. Il avait envie de voir son visage se tordre sous la douleur et il souhaitait qu'il supplie à l'aide en gigotant dans son petit corps. Mais il ne le fera pas.
Il ne le fera pas parce qu'il n'était pas comme ça. Il avait toujours su garder contenance, il avait un contrôle puissant sur la créature qu'il était. Il avait toujours su se gérer et il n'avait pas eu besoin d'apprendre à le faire. Peut-être tenait-il cela de sa mère, allez savoir. Il était bien content de pouvoir être comme il était pour pouvoir gérer la grande famille s'étendant derrière lui. Cela valait mieux qu'un aîné prenne soin de ses cadets qu'inversement. Toutefois, la faim le tiraillait encore et il était loin de gérer la situation. Très loin.
L'être humain à ses côtés se mit à pleurer comme il n'avait jamais vu quelqu'un pleurer. Cela le déstabilisa sans qu'il ne sache pourquoi. Il se vit reculer d'un pas face à sa réaction et en écarquilla même les yeux. Il savait les êtres humains émotifs mais il ne pensait que cela serait extravagant. Pourtant, ce n'était pas comme si c'était quelque chose que les goules ne connaissaient pas car, contrairement à ce qu'ils puissent en penser, les goules possédaient des sentiments. Mais quels sentiments serait-il capable de ressentir face à ceux de cet être humain ? Cette même personne qui lâcha les mots qu'il avait pourtant maintes fois entendues.

Monstre. SALE MONSTRE !

Oui, et alors ? Qu'est-ce que cela peut-il te faire ? Il voulut riposter mais une barre de fer s’aplatit brutalement sur son crâne. Pour une fois, on avait été plus rapide que lui malgré sa nature. Quelque peu assommé, il mit quelques secondes à se remettre de ce coup. Quelques secondes de trop. Il aurait dû assommer cette personne. Il entendait déjà sonner au loin les sirènes de police... Qui le fit s'empresser de partir des lieux. Il mit un temps fou à rentrer chez lui mais au moins y parvint-il. Il se précipita dans sa douche, habillé, avant de justement enlever avec rage ses vêtements. Plusieurs minutes passèrent et, clope au bec, il essayait de se remettre de cette soirée avec peine.

Quelques jours plus tard, il réussit à arriver à l'heure pour son travail de la matinée malgré la nuit agitée. Il était photographe et ouvert à toutes propositions. Aussi était-il connu pour sa bonne prise de photo de mannequins. Il se rendit au studio prévu pour la séance d'aujourd'hui et ayant déjà travaillé avec les personnes présentes, il ne perdit pas une minute pour installer son matériel et partir voir la garde-robe prévue pour la séance. À peine dix minutes plus tard, le plus attendu arriva alors qu'il découvrait les quelques shootings qu'il avait déjà fait. Cléo. Quel joli prénom.

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