(arai) • loup n'est pas celui qui croit

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Itomi Sora
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Jeu 16 Aoû - 15:26
Loup n'est pas celui qui
croit
C’était décidé, Sora ne participerait plus à aucun enterrement de vie de jeune fille.

Oh, l’enseignante c’était amusée, elle ne pouvait pas le nier. Elle avait ri… Mais elle avait des aigreurs d’estomac terribles. La première partie de la journée avait été de gouter absolument tous les fraisiers de la rue commerçante : Sora n’en pouvait plus de vomir. Pourtant, il avait fallu garder bonne figure et attendre patiemment que la suite arrive – bien loin des mets humains, dieux merci. La soirée avait été compliqué, l’alcool coulait à flot et plus de la moitié des demoiselles avaient tenté de faire boire Sora, chose qu’elle avait réussi à esquiver en simulant de boire et l’ivresse. Elle était une comédienne remarquable. Mais tout cela aurait put être supportable si cet horrible instant n’était pas arrivé : le délit de célibat. C’était horrible, d’être soudainement le centre de l’attention pour cause d’absence de prétendant. Elles étaient trois dans ce groupe d’amies à ne pas être en couple… C’était ce moment gênant, où elles se soutenaient en se regardant en coin, compatissant avec la situation des autres, pendant que toutes ces femmes avec la bague aux doigts s’esclaffaient de rire. Elle n’avait pas assez de sa mère qui voulait la marier à n’importe quelle goule qui semblait, elle citait, tout à fait charmante et correcte. Mais l’amour n’était pas pour elle, elle était une femme de lettre, elle allait aidé à changer l’avenir ! C’était du moins ce qu’elle se répétait alors qu’elle rentrait dépitée, après avoir fui en prétendant des cours à préparer, en déambulant dans les rues de Akihabara.
Akihabara. Sérieusement. Elle était si loin de son territoire adoré que cela en était presque frustrant. Elle ne voulait qu’une chose, être dans son appartement, à Ikebukuro, retirer ces talons sataniques et chouiner en s’écrasant sur son lit pour soulager son corps endolori par l’effort. Ouch. La vieillesse. Pourtant Akihabara était un quartier agréable à vivre, haut en couleur, avec de multiples magasins pouvant satisfaire sa curiosité : même le maid café était tentant. Mais les odeurs n’étaient pas rassurantes. Elle était sur le territoire d’une goule, elle le savait, c’était obligée et au vu de l’heure, peut-être même qu’elle était en train de chasser. Alors ce fut en trottinant, les mains dans les poches, qu’elle se dépêchait de se rendre à la station. « I. Ke. Bu. Ku. Ro. I. Ke. Bu. Ku. Ro. » répétait elle faiblement, plus pour elle que pour les autres. Et elle avançait, tentant d’avoir la dernière navette.

Mais. Oh. Elle aurait été bien trop chanceuse. Le karma n’était pas régi ainsi. Vous ai-je déjà dis qu’elle détestait ses talons ?

Tout allait pour le mieux. Tout allait parfaitement bien. Jusqu’au moment où son talon droit rappa sur le symbole de la ville de Tokyo, soigneusement incrusté le sol, comme tant d’autre sur le chemin. Sa cheville se tordit soudainement et avant qu’elle n’eût le temps de se rendre compte de ce qui lui arrivait que son corps penchât soudainement vers la gauche, dans un cri particulièrement disgracieux et strident. Mais tomber n’était pas suffisant, non. Il fallait qu’elle tombe, pile dans l’entrée de la petite ruelle, au niveau des poubelles, emmenant dans sa chute la bâche bleue de protection. Sora se retrouva donc par terre, sur le dos, la bâche à l’odeur exécrable sur elle et des sacs commençant à lui rouler dessus. Soirée de. Merde. Plissant le nez elle tapa du poings. « Aaaaaieuh. » geint-elle, plus pour la forme que par réelle douleur. Se redressant, l’enseignante se mit alors à remettre les sacs pour arranger la bâche : si les corbeaux venaient à squatter, elle serait bien capable d’avoir des ennuis avec sa chance. « Mon train mon train. » siffla-t-elle.

Mais une odeur la stoppa nette dans ses mouvements. Il ne s’agissait pas d’une odeur de poubelle … Bien au contraire. C’était agréable, appétissant … Sa langue passa sur sa lèvre supérieure sans qu’elle ne s’en rende compte alors que son regard se projeta plus loin dans la ruelle. Alors elle avança. Discrètement … Peut-être le reste d’une chasse ? Il était déjà mort certainement, ça ne couterait rien de taper dans des restes, ça compenserait les gâteaux qu’elle avait été obligée de manger. Arrivé au croisement elle pencha la tête pour voir ce qu’il en était et … Wow. WOW. Il y avait une goule. Une goule qui visiblement n’avait pas envie d’être dérangé, bien plus imposant qu’elle et qui n’avait pas du tout l’air sympathique.

Okay. Mauvaise idée. Demi tour, droite. Abandon de la mission, direction Ikebukuro.

Mais alors qu’elle reculait, en tentant d’être la plus discrète possible, son pied tapa dans un reste de tuyau qui tomba par terre, produisant un son particulièrement aigu et typique du métal touchant le sol. Sora grimaça. Oups. « QUI VA LA ? » Oups². Il avait entendu. Apparaissant à toute allure, Kagune sorti, il dévisagea la jeune femme. Sora, dans un réflexe de femme de lettre n’ayant guère l’habitude de se battre leva les bras en hauteur et recula de quelque pas. « Tu n’as rien à faire ici. » grogna la grosse brute, dont l’odeur corporelle était très désagréable. Trop de sueur. « Doucement … Je … Je m’en vais là, okay ? Je faisais que passer. Donc eux … à la prochaine ? »

Mais au vu de son kagune, il n’avait pas envie d’attendre une prochaine fois. Bon, elle pouvait encore courir, elle devait juste prier que ses talons décident de suivre le rythme.
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Dim 19 Aoû - 12:36

Accoudé à un bar, un verre de Whisky dans la main, Arai plonge son regard dans le liquide caramélisé qui repose là. La soirée a été mouvementée et c'est pour cette raison que sa mallette noire repose contre sa jambe, aux pieds du tabouret sur lequel il est juché. Les goules hantent les ruelles les plus sombres de la ville, mais ce soir-là, au moins l'une d'entre elles ne pourra dévorer personne pour son dîner. Elle n'a pas été très dure à attraper, à croire qu'elle attendait patiemment son châtiment. Elle a malgré tout déployé son kagune et l'Inspecteur n'a pu qu'extraire sa quinque pour réduire à néant la bête face à lui. D'un bref coup tranchant de son sabre matérialisé par sa quinque et la tête a roulé à ses pieds tandis que le corps s'est avachi dans les poubelles derrière lui. Ce n'est qu'un déchet de plus que tout le reste, pas de quoi s'alarmer. L'agent du CCG a donc appelé ses collègues pour qu'ils viennent débarrasser cette scène puis il a disparu à l'intérieur d'un bar à quelques mètres de là.

Il n'en est qu'à son deuxième verre quand le patron de l'établissement vient le tirer de ses rêves en lui déclarant qu'ils vont bientôt fermer. Sérieusement ? Arai y concède néanmoins en terminant sa consommation et en quittant les lieux dans la minute qui suit. Quel bar de ce quartier réputé ferme si tôt ? Ah... non, il n'est pas si tôt que cela en fait. La lune est déjà haute dans le ciel et la nuit bien avancée. Le tatoué abandonne un soupir en retirant sa veste qu'il porte sur le bras, puis en extirpant une cigarette de sa poche qu'il glisse à ses lèvres. Errer dans les rues de la ville, c'est bien une chose qu'il sait faire depuis près de trois années qu'il a été recruté par le Centre de Contrôle des Goules. Cet emploi lui sied bien, lui le corbeau solitaire. Il trouve que le surnom de "colombe" est bien trop pur pour les atrocités qu'ils rencontrent sur leur chemin. Une colombe se doit de conserver sa couleur blanche, vierge de tous pêchés. Eux sont plutôt des rapaces qui pistent leurs proies dans les moindres recoins.

Parfois il se demande bien qui sont les plus grands monstres de Tôkyô, mais il n'aura pas le temps d'y réfléchir ce soir-là. De l'autre côté de la rue, dans une allée adjacente, il entend du bruit - un bruit connu. Silencieusement, il abandonne sa cigarette sur le trottoir et s'avance vers le lieu visé. Dans la pénombre, il distingue deux silhouettes : une d'une femme, l'autre avec des yeux rouges. Aussitôt son instinct éclate et ses propres pupilles analysent les alentours. Il y a un balcon sur sa droite qui lui permettrait de s'accrocher et d'atterrir juste derrière la créature en rage. La jeune femme tente de discuter avec la goule, Arai l'entend vaguement lui déclarer qu'elle va passer sa route, sauf qu'il sait que la bête ne risque pas de lui laisser la vie sauve. L'Inspecteur se hisse sur le balcon, sa mallette sous le bras et bondit en moins de temps qu'il ne faut pour le dire dans la ruelle. Sa quinque se déploie en un immense sabre de type masamune et s'abat dans le dos de la goule qui pousse un long râle de douleur. « Tu n'es qu'une aberration de ce monde pour t'attaquer à une femme. » Son sabre se retire de la créature avant de se lever de nouveau et d'arriver à sa nuque qui se tranche en une seconde.

Deux en une soirée.

Arai essuie sa quinque sur les vêtements crasseux de la goule qui gît face contre terre avant de rejoindre la jeune femme qui a assisté à toute la scène. « Je suis vraiment navré que vous ayez du voir ce spectacle. J'espère qu'il n'a rien pu vous faire. » D'un geste, il remballe son sabre et retrouve sa mallette noire, plus passe-partout. « Vous n'avez plus rien à craindre, vous êtes en sécurité. » Il lui adresse un geste de la main pour l'inviter à quitter la ruelle et cette odeur nauséabonde qui s'échappe du cadavre de la goule. Cela n'arrive pas souvent que des civils soient au premier rang d'une exécution, mais Arai a déjà eu à gérer cette situation une fois ou deux. « Puis-je me permettre de vous aider à trouver un taxi pour ce soir ? » Il n'arrive pas vraiment à déterminer l'expression peinte sur le visage de la femme en face de lui, mais il ne peut indéniablement que dire qu'elle est vraiment jolie. Son maquillage et ses vêtements la mettent en valeur et il semble à l'Inspecteur qu'elle doit rentrer d'une soirée, ou peut-être même d'un rendez-vous.


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Itomi Sora
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Dim 19 Aoû - 14:35
Loup n'est pas celui qui
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Tout est allé si vite.

Le sang écarlate avait jailli de l’autre goule, comme un jet carmin souillant l’obscurité de la ruelle. Sora aurait voulu hurler mais les sons semblaient mourir dans sa gorge alors même que ses pieds tentaient de reculer vivement. Un homme avait jailli de nulle part. Un homme était en train de tuer une goule sans la moindre difficulté. Un tueur de goules. La jeune enseignante eut un tressaillement en voyant la pointe de la lame transpercer la nuque de la goule, la pointe vers elle, le sang goutant face à elle. Le sang d’une goule. Le sang de son espèce. Son estomac se serra soudainement alors qu’elle reculait, ses genoux tremblaient et elle s’appuya difficilement contre le mur. Non mais c’était qui ce samurai des temps modernes ? Il allait la tuer. Il allait la tuer. Il allait la tuer. Elle tourna la tête, retenant un haut le cœur alors que l’inconnu nettoyait sa lame sur les vêtements de la goule. Sa gorge se serre : elle avait déjà tué des humains, par le passé, quand la nourriture froide se faisait rare … Mais jamais elle n’avait eu aussi peur de sa vie. Cet homme était l’ennemi, le prédateur des prédateurs. Pourtant … Non. Rien n’arrive, rien ne semble la menacer. Bien au contraire, l’homme semble compatissant pour elle. « Je suis navré que vous ayez dû voir ce spectacle. J’espère qu’il n’a rien pu vous faire. » Sora tourna la tête vers lui, surpris. Serait-il possible qu’il n’ait pas vu en elle une goule ? Il voyait une femme. Une femme ayant risqué de se faire dévorer ?

Elle était sauf. Il avait voulu la sauver. Sora remercia tous les dieux de ne pas avoir activé son kagune. Sora tenta de calmer son souffle, remontant sa main à sa poitrine, dans le vain espoir de calmer son cœur. Elle lui fit un signe de la tête, indiquant que tout allait bien pour elle. Pour l’instant. Elle devait garder cette carte, cet atout … « Vous n’avez plus rien à craindre, vous êtes en sécurité. » Oulà. Mon petit loup, si tu savais. Elle serait bien plus en sécurité avec une dizaine de goule qu’avec toi à cet instant, mais ce détail, Sora se garda bien de lui communiquer cette information. « Oui, merci beaucoup … » Elle tenta un sourire avant de regarder du coin de l’œil l’homme étalé au sol. Pauvre bougre. Rire nerveusement serait déplacé à cet instant, n’est-ce pas ? « Puis-je me permettre de vous aider à trouver un taxi pour ce soir ? » Ah. Un taxi ? Mais. Et soudainement, le souvenir de son train qui ne l’avait certainement pas attendu lui revint à l’esprit. « Oui. Oui je veux bien si cela ne vous dérange pas. » Polie, courtoise, légèrement en retrait. « Mais … La personne … l’homme … Il était dans ce petit bout de ruelle. Il y avait quelqu’un d’autre avec lui. » Elle serra ses bras contre elle. Cette personne, qu’importe qui elle était, elle méritait un enterrement décent. Le dernier repas d’une goule.

Sora s’appuya contre le mur … L’homme était prévenant avec elle, il la traitait comme une victime. Il était avenant, plutôt bel homme. Ah, quel dommage de rencontrer quelqu’un dans de tel circonstance, quand on sait qu’on est l’ennemi qu’il poursuit. Se frottant le visage, elle soupira lourdement. « Ce n’était définitivement pas comme ça que je pensais finir cette soirée … » souffla-t-elle. Un enterrement de vie de jeune fille qui finissait en tête à tête avec une goule. « Mais … Merci. D’être venue et de m’avoir sauvé. » Il avait fait son devoir. Elle était en difficulté, il était venu. Ah. Il devait être apprécié.

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Sam 1 Sep - 22:30
Il a agit comme cela, d'un seul et bref coup dans l'unique but de venir en aide à la demoiselle qui se trouvait dans les parages au même instant. Sa lame a tranché net la goule qui s'est effondrée, morte, sur le sol, et ses pupilles se sont immédiatement relevées vers la jeune femme près du mur. Il se demande s'il a si bien fait de se déployer de la sorte et, surtout, dans quelles pensées étranges est en train de se fondre son interlocutrice. Qu'a-t-elle imaginé en assistant à cette scène ? Est-ce qu'Arai vient de la sauver ou, au contraire, lui apprendre l'existence de ses bêtes assoiffées de sang qui rôdent sans cesse dans les ruelles de la ville ? Les questions se multiplient tandis qu'il réussit malgré tout à lui proposer de la raccompagner. Rien n'est sûr par ici.

Heureusement, la jeune femme accepte un taxi, mais fait bien sûr remarquer que l'homme que vient d'abattre l'Inspecteur du Centre de Contrôle des Goules n'est pas seul dans cette ruelle. En effet, Arai l'a remarqué un instant plus tôt, la goule a eu le temps de dévorer son dernier repas avant d'aller se repentir dans l'au-delà. « Ne vous inquiétez pas, la situation est sous contrôle. Vous ne craignez plus rien. » Il essaie de la rassurer du mieux qu'il le peut, ayant secrètement bippé le CCG pour que d'autres inspecteurs viennent nettoyer la scène du crime. Arai a d'autres chats à fouetter que de ramasser les morceaux de cette abomination. Il s'approche doucement de son interlocutrice et acquiesce d'un petit mouvement du visage. « J'espère que je ne vous ai pas trop effrayée, vous avez sûrement du avoir une longue journée. » Il aimerait connaître plus en détails les interrogations ou même les sentiments de la demoiselle, mais celle-ci paraît bien les conserver en son for intérieur.

Avec douceur, Arai désigne la route à quelques mètres d'eux comme pour l'inviter à reprendre son chemin. « Ne restons pas ici, nous allons héler un taxi un peu plus loin. Comment vous appelez-vous ? » Par nécessité, à l'évidence, mais bien aussi par curiosité bien qu'il ne soit pas du genre à profiter de la peur d'une femme pour l'entraîner à sa suite. Il souhaite simplement faire la conversation, détourner l'attention de l'inconnue de cette scène pour l'amener à discuter de quelque chose de peut-être plus agréable. « Je m'appelle Nishimura Arai », se présente-t-il cependant en premier avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre. Sa mère lui a toujours appris que demander l'identité d'une dame avant de décliner la sienne est loin d'être une bonne manière - cela le suit toujours depuis toutes ces années. « Vous arrivez d'un rendez-vous ? » l'interroge-t-il pour la faire parler et la distraire. Lui se garde bien de raconter néanmoins ses rapports étroits avec l'alcool qu'il a pu ingurgiter avant de se jeter sur la bête qui gît derrière eux. Il sait que c'est son plus grand pêché, qu'il doit trouver une raison pour cesser de boire pour oublier, mais ce n'est pas tous les jours aussi facile. Parfois, les journées sont trop longues, les heures semblent s'étirer sans fin. Mais il sait que cela cessera. Cela finit toujours par cesser, n'est-ce pas ?


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Dim 2 Sep - 14:58
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Sora avait été chanceuse dans son malheur : le tueur de goules la prenait pour une simple victime.

Du coin de l’œil, elle regarda le bougre, étalé de tout son long par terre, mort. Avait-il un partenaire ? Une femme ? Des enfants ? Sora venait-elle, sans le vouloir, de participer à l’anéantissement d’une famille de goules ? Est-ce que la CCG avait assez d’humanité pour épargner les enfants ? Ah. Tout cela lui donnait mal à la tête. Elle se tint la tête un moment en poussant un lourd soupir : la soirée ne pouvait pas plus mal se terminer. Et le pire ? C’était qu’elle était habituée à devoir avancer sans se soucier du passé : elle avait dû simuler que tout allait bien quand son père est décédé sur la table du salon, sourire et faire comme si ce drame n’était jamais arrivé pour cacher la vérité, elle devait continuer de mener sa vie le plus humainement possible quand elle entendait que des goules vivant à Ikebukuro avaient été massacrés par le CCG. Ah, pourquoi est-ce qu’elle était sortie ? Elle aurait dû se faire porter malade et rester dans son lit pour regarder des dramas bien niais depuis son canapé. Quand le membre du CCG lui dit qu’elle dû avoir certainement une longue journée, les dieux seuls savaient à quel point il avait raison. Elle avança vers la route en se tenant les bras. Elle était épuisée : dormir était tout ce qu’elle voulait. Il l’accompagna .. Oh, elle pouvait bien penser ce qu’elle voulait de cet homme, c’était un professionnel et il était prévenant. Elle lui donna un maigre sourire pour le remercier de ses efforts. L’homme lui demanda son nom. Devait-elle lui donner ? Mais avant qu’elle n’eut le temps d’ouvrir la bouche, l’agent reprit immédiatement la parole. « Je m’appelle Nishimura Arai » Arai ? C’était un étrange prénom, normalement donné en nom de famille, non ? C’était original. Sympathique à l’oreille. Et étrangement, ce nom lui allait bien.

Remettant une mèche derrière l’oreille elle se décida à se présenter, après tout, il en avait fait de même. « Itomi. Itomi Sora. Je suis enseignante chercheuse à l’université de Todaï … » avait-elle rajouté alors que sa voix sonnait rauque. Certainement à cause du nœud qui se formait dans sa gorge. Elle se racla cette dernière, tentant de chasser ce chat qui dérangeait ses cordes vocales. « Vous arrivez d’un rendez-vous ? » Elle eut un petit rire sans joie avant de le regarder du coin de l’œil, un sourire dépité s’affichant sur le regard. « Les professeures d’université n’intéressent pas grandement les hommes … Je reviens d’un enterrement de vie de jeune fille … où il est commun en fin de soirée de charrier les copines célibataires alors qu’elles ont dépassé trente ans. » fit-elle en se frottant le visage, las. « Et dire que je pensais que ma soirée ne pouvait pas plus mal se finir … »

La lumière de la ville éblouit la femme alors qu’elle sortait la ruelle, l’obligeant à plisser les yeux. Avait-elle seulement assez d’argent sur elle pour un taxi ? Mais, le silence la gênait. Bien trop pesant … Elle devait le briser, trouver quelque chose. « Vous étiez en service … Ou c’est le destin qui vous a mis sur ma route ? » Le destin ou la fatalité. Pick your poison.

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Jiro - Shinichi - Chiaki - Sora
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Dim 9 Sep - 11:38

Arai se souvient encore de la toute première fois où il a abattu l'une de ces goules. Il venait tout juste d'être recruté par le Centre de Contrôle des Goules, et l'Inspecteur en Chef responsable de lui à ce moment-là lui avait demandé de venir sur le terrain avec lui pour une simple enquête. Il n'était pas prévu que l'enquête déboucherait sur l'appartement de la goule. Ils n'avaient pas détecté sa présence dans un premier temps, bien que l'instinct d'Arai fut le bon. La goule surgit de nulle part pour se jeter sur son collègue, mais Arai fut d'une rapidité qu'il ne se reconnait toujours pas aujourd'hui et planta sa quinque dans l'épaule de la bête. Quelques secondes plus tard, elle gisait dans son propre sang et Arai gravit un échelon. Sur le moment, sa neutralité avait su séduire son supérieur qui le recommanda pour de nombreuses autres missions par la suite, mais tout au fond de lui, la nouvelle recrue transpirait à grosses gouttes. Cela s'appelle-t-il un meurtre ? Pour le bien de tous.

Quoiqu'il en soit, afin de faire taire ce genre de pensées clairement dérangeantes, Arai boit un peu plus que de raison, appréciant les secondes d'euphorie qu'il parvient à se procurer de cette manière. Cependant, il ne compte pas vraiment révéler cela à son interlocutrice, n'en étant pas tout à fait fier. « Enchanté, Sora, répond-t-il avec sincérité. Bien que les circonstances ne semblent pas s'y prêter. » Pour le coup, rencontrer une femme si charmante dans un tel moment n'est pas vraiment une bonne chose, n'est-ce pas ? Mais elle fait preuve d'un incroyable sang-froid qui interdit Arai de reparler du scénario déroulé sous ses pupilles quelques minutes auparavant. Dans le silence de la nuit, il entend des camions rouler, reconnaissant sans mal le ronronnement des moteurs de ceux du CCG. Le nettoyage ne va plus tarder maintenant. « Oh, fait-il en écoutant Sora lui raconter sa soirée, je suis désolé. Sans prétention, vous avez pourtant tout autant vos chances que quiconque. » Même si son propre cas est une tout autre affaire.

Finalement, Arai et Sora débouchent sur l'artère principale et la demoiselle en vient à l'interroger. « Dans ce cas de figure, c'est le destin », acquiesce-t-il. Peut-on alors dire que le destin fait bien les choses ? Il y a quand même plus romantique pour découvrir une si charmante jeune femme qui, de surcroît, est à peu près de son âge. Mais, Arai, quelle idée de s'intéresser à quelqu'un après toutes ces années passées à haïr ? Il abandonne un léger soupir en passant une main dans sa chevelure. Il veut reprendre la parole, mais un taxi déboule à leur niveau. Il lui fait signe et ouvre la portière à Sora avant de s'engouffrer à  sa suite dans l'habitacle. « Quel est votre quartier ? » questionne-t-il son interlocutrice pour donner sa destination au chauffeur. Une fois la voiture démarrée, l'Inspecteur se détend quelques secondes. Cette soirée paraît si particulière. « J'espère ne pas être déplacé en vous raccompagnant jusqu'à chez vous alors qu'on ne se connait pas, dit-il. Mais je n'ai pas envie qu'il vous arrive une autre affaire. »


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