(jiro) you make me feel sweet

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Nishimura Arai
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Dim 10 Juin - 13:34

Toutes les questions dont l'assaille Jiro semble réellement tomber sur lui comme une pluie diluvienne. Que signifie cette sensation ? Est-ce qu'il a déjà trouvé une personne si exceptionnelle ? A-t-il des enfants ? Arai se revoit des mois en arrière, à faire de son mieux pour tout oublier et ne pas retomber dans ces horreurs, mais tout est si simple pour y retourner. Replonger et faire de nouveaux face à tous ces démons insupportables. Ses pupilles fixent Jiro sans que ses lèvres ne soient capables de répondre quelque chose. Il le regarde peut-être comme un innocent, la bouche entrouverte, prêt à déclarer le fond de sa pensée, sauf que rien ne vient. Arai est comme un poisson dans son bocal ; il tourne en rond. Quand est-ce que tout cela va cesser ? Il imagine que c'est sa vengeance qui va le sauver, mais c'est de la connerie tout ça ; rien n'ira jamais mieux.

« Non, ce n'est pas la sensation de manger un bon repas, Jiro, s'entend-t-il répondre de manière tout à fait soudaine. Ce n'est pas du tout cette sensation. C'est plutôt comme quand tu te laisses aller dans ton lit bien douillet et confortable, tu as l'impression d'y être en sécurité et que rien d'autre ne peut t'atteindre. Sauf que c'est faux, tout ça... L'amour n'est pas un sentiment aisé. »

Il passe une main dans sa chevelure pour repousser une mèche venue devant son visage. L'amour est une arme bien plus puissante que tant d'autres. L'amour est un petit cocon de bonheur quand tout va bien et une lutte acharnée quand plus rien n'est à sa place. L'agent n'a pas honte d'avoir vécu une histoire fabuleuse, n'est pas gêné d'en parler, mais il ne le fera pas devant Jiro pour la simple et bonne raison qu'il n'a pas envie de finir par tout démolir dans ce somptueux salon de tatouages. Il s'en voudrait et serait incapable de s'excuser pour cela.
Alors il se reprend, son dos se redresse et son torse suit le mouvement, prônant un homme fier et sûr de lui. Il pourrait esquisser un sourire à son interlocuteur, mais cela n'aurait été qu'un rictus incertain. A la place, il hausse doucement les épaules en plongeant ses mains dans les poches de son jean.

« Je n'ai pas la chance d'avoir une si jolie famille, non, déclare-t-il. Mon travail me prend beaucoup de temps tu sais. »

Cela suffira-t-il à lui faire stopper ses interrogations ? Arai voit cependant encore des lueurs de questions dans le regard du plus jeune ; peut-être doit-il tout simplement retourner l'affaire contre son envoyeur. Ce n'est pas très délicat... Cependant Arai a l'obligation de se protéger, et de le protéger contre lui-même.

« Et toi alors, tu n'as même pas quelqu'un qui t'a tapé dans l'oeil ? Une jolie fille ou un beau garçon ? Tu dois en voir passer plusieurs dans le salon, personne ? »


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Ikeda Jiro
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Dim 10 Juin - 21:52
You make me feel sweet
ft. Nishimura Arai

 
J'attendais une réponse mais rien ne venait. Il semblait que j'avais touché un point sensible. La réaction de Monsieur Nishimura, son silence, tout me faisait penser que sa dernière histoire d'amour avait mal tourné. Il semblait perdu lorsqu'il me répondait. Je clignais des yeux, ces derniers l'arrondissant. Je n'avais pas le luxe de me laisser aller dans mon lit, je ne comprenais pas bien ce que cela impliquait. Même si je savais que mon père était une goule puissante qui pouvait nous défendre en cas d'attaque, si les agents du CCG découvraient notre identité, rien ne leur empêcherait de faire irruption chez nous pour nous arrêter ou pire encore nous tuer. Quand bien même mon père respectait la vie humaine, notre nature faisait de nous les ennemis naturel des humains et je doutais qu'ils puissent faire la différence entre une goule inoffensive et une goule dites dangereuse pour eux. C'était donc à mon tour d'être complètement perdu. Je secouais la tête instinctivement. Si ce soit disant oncle était conscient de la peur constante que nous ressentions de perdre nos proches ou de ne pas nous réveiller le matin, peut être comprendrait-il que son exemple était mauvais. Ce fut volontairement que je gardais le silence, pour une fois, serrant les dents pour retenir ma langue.

Voilà qu'il continuait de m’interloquer. Son comportement était des plus étrange. Pourquoi soudainement se redresser? Il semblait vouloir asseoir son pouvoir par sa position, donner l'illusion d'un homme fort, comme si j'avais mit le doigt sur quelque chose, une faiblesse. Bien qu'il ne m'en parlait pas et niait avoir le temps pour cela, je sentais que quelque chose m'échappait. Cela confirmait mon hypothèse sur une rupture difficile. Peut être était-il comme Père? Pour ses convictions, en l'occurrence son travail, il avait probablement dû mettre de côté une possible ambition de fonder une famille. Je m'en voyais tout de même rassuré, en cas de confrontation, je n'aurais pas de remords à lui retirer la vie. Je pourrais aussi probablement utiliser ce qui semblait être une faiblesse contre lui, plus tard, si je devais me défendre, ou défendre les miens d'un quelconque assaut.

J'arquais un sourcil à sa question. Monsieur Nishimura semblait ne pas être bon pour changer de sujet d'antant plus que j'estimais ne pas avoir fini mon interrogatoire. Cependant, je décidais pour le moment de jouer le jeu, secouant la tête. "Pourquoi un beau garçon?" Relevais-je en premier lieu, ricanant amusé par son ouverture d'esprit. "Il y a des étudiants qui singent les adultes, mais moi, je n'ai pas envie de jouer au papa et à la maman! Il y a aussi des gens du même sexe qui semblent vouloir jouer ensemble dans ma promo mais, je ne sais pas, ça ne m'intéresse pas non plus ~ " Je lui offrais un large sourire candide. "Fonder une famille c'est aussi beaucoup de responsabilités, et ça ne semble pas facile, je l'ai vu avec père puis tu sembles aussi être comme lui. Je n'ai pas envie de finir comme vous!" Mes mots étaient comme ceux d'un enfant, un enfant qui semblait avoir compris que la vie était "une pute". Malgré mes mots difficiles à entendre, je gardais ma bonne humeur et tout sourire j'attrapais le bras de cet oncle humain. "Et puis tu me vois, moi, avoir des responsabilités?" J'éclatais de rire me collant contre Monsieur Nishimura avant de secouer la tête. "Impossible!" Concluais-je. Je vins lui tirer le bras, l’entraînant vers la sortie. "Tonton!" Repris-je. "J'ai faim! Viens on va dehors! Paye moi à manger!" Je voulais lui donner l'impression qu'il avait réussi à changer de sujet et détourner mon attention, cependant, j'avais encore quelques questions à mettre sur le tapis. Son comportement m'avait beaucoup trop intrigué pour laisser passer l'occasion d'en apprendre plus et peut être, de le blesser plus tard.
Nishimura Arai
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jiro - Shinichi ~ Rei ~ Yoona ~ Event
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Dim 24 Juin - 19:51
Point sensible, et bien plus sensible qu'il ne le saurait jamais. En effet, depuis que toute cette histoire atroce s'est déroulée, l'inspecteur Nishimura n'a fait que conserver cette douleur en lui, la retranscrivant seulement quand ses doigts emparent son quinque pour se jeter en combat contre ces bêtes assoiffées de sang qui vivent tapies dans l'ombre des ruelles de la ville. Ce travail, il peut le dire aujourd'hui, lui a clairement aidé à se relever et à reprendre une certaine contenance. Durant des jours entiers, qui se sont très vite transformés en semaines et en mois, Arai n'a été plus que l'ombre de lui-même. Il ne sortait plus que très peu de chez lui, il a perdu beaucoup de poids et n'a pas cessé de repasser ses souvenirs en boucle dans son esprit. D'accord, à ce moment-là où la tragédie est arrivée, Emily et lui n'étaient plus ensemble. Il avait même signer les papiers du divorce et était prêt à les lui remettre dans les jours à venir. A quoi bon ? Elle a terminé dévorée. La culpabilité l'a longtemps rongé et le ronge sans doute toujours mais d'une façon détournée.
Face à Jiro, le tatoué n'a pas envie de dévoiler ses faiblesses. Ni même devant quiconque d'autre. Il est désormais un homme fort, qui doit avancer malgré les difficultés de la vie. Il est parvenu à se redresser, alors ces efforts ne doivent pas être vains. Chaque jour, le poids s'alourdit dans son esprit, pourtant il a l'impression que celui de son coeur s'allège. Sans qu'il ne s'en rende compte, ses poings se sont serrés dans les poches de son jean tandis que ses pupilles claires soutiennent le regard de Jiro. Jiro ce jeune homme qui ne semble pas vouloir grandir, et encore moins dans une société régie par la peur et la violence au quotidien. Arai ne peut pas le juger ; chacun s'en sort de la manière qu'il pense la plus appropriée.

« Pourquoi pas un beau garçon ? reprend Arai, il n'y a pas de mal à préférer les personnes du même sexe. Mais tu as le temps pour tout cela, tu as bien raison de ne pas t'en inquiéter. »

Ses poings se sont relâchés, l'une de ses mains vient se passer dans sa chevelure tandis qu'un léger sourire se trace sur ses lèvres aux paroles de son interlocuteur. Il est certain que les responsabilités ne lui sieraient guère... non pas qu'il ne l'en croit pas capable, c'est surtout qu'il n'a pas encore vraiment vécu sa vie. Cela serait dommage de se caser, de s'installer et de n'avoir plus rien à découvrir. Quant à ne pas terminer comme son père et lui...

« Un peu de respect envers tes aînés ! s'amuse-t-il en lui tapant doucement sur la tête, où veux-tu aller manger, gamin ? »

Arai ne peut pas dire qu'il a particulièrement envie de manger quelque chose après la discussion étrange qui vient de naître entre eux, mais il ne peut tout juste pas dire non à son vis-à-vis quand il prend ce ton-là avec lui. Les deux hommes annoncent donc leur départ au patron des lieux avant de s'aventurer dans les rues de Tôkyô où déjà une grande foule se presse. Depuis que la colombe voit les citoyens d'un autre œil, il ne peut jamais s'empêcher d'imaginer combien d'entre eux réussissent à cacher le fait qu'ils soient des goules et non des citoyens lambda. Ils jouent avec la nourriture, et en tirent sans doute bien des jouissances.
Quoiqu'il en soit, parmi tout le brouhaha du quartier de Shinjuku, les endroits où se restaurer ne manque pas. Qu'il s'agisse de restaurants, de fast-foods ou de food-trucks, tout y est. Le choix repose désormais entre les mains de Jiro.


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Commentaires : crédit avatar: kimlee
Jeu 12 Juil - 16:51
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ft. Nishimura Arai

 
Je ricanais à la remarque de la colombe. En effet, il n'y avait rien de mal à préférer les personnes du même sexe. Du moins, je ne voyais pas le mal à cela, beaucoup de ma section le faisaient sans se cacher, se fichant des préjugés. Monsieur Nishimura semblait également ouvert à ce sujet. Cependant, je ne me voyais pas avec quelqu'un du même sexe, ni même avec quelqu'un du sexe opposé d'ailleurs. L'idée même me donnait des frissons de dégoût. A quoi cela rimait à mon âge ? Je me considérais comme un enfant, un enfant qui ne voulait pas singer les adultes. Fort heureusement, je préservais mon esprit et mon innocence à ce sujet, me disant que je ne grandirai jamais, que le temps resterait figé ainsi, à tout jamais.
Ma proposition faite à l'agent, ce dernier ne pouvait pas me la refuser. Je lui offrais une grimace des plus mignonne à sa réflexion. « C'est vrai, tu es déjà vieux Tonton et père m'a apprit à respecter les vieilles personnes !  » Face à mon arrogance, je ricanais, satisfait d'avoir pu lui lancer cette petite pique. Un large sourire fendait mes lèvres alors que mon regard taquin se posait sur l'homme. Mes doigts se resserraient sur son bras. J'aimais taquiner les humains, jouer avec eux. C'était peut être ce qui faisait mon charme, cette innocente arrogance.

Enfin dehors, nous nous mêlions à la foule. Je ne prêtais pas attention aux alentours, réfléchissant à ce que je pouvais bien lui faire acheter. Je devais choisir quelques chose de facile à vomir ensuite, quelque chose que je pouvais avaler sans mâcher pour éviter de me rendre malade. C'était une technique que l'on m'avait apprise pour passer pour un humain, peut être la moins douloureuse. Une moue perplexe au visage, je m'arrêtais soudainement en sentant une odeur nauséabonde, celle émise par la cuisson des takoyakis. Ce plat traditionnel japonais se présentait en une pâte en forme de boule dans laquelle les humains y mettait principalement des ingrédients salés. Un instant je réfléchissais à si cela pouvait aller cependant, en garder un dans ma gorge était faisable mais plus, cela m'était impossible. Mes doigts se resserraient sur le bras de l'agent. Les takoyakis étaient une mauvaise idée. Nous poursuivions notre route jusqu'à ce que j’aperçoive un café. Mon sourire s'élargissait. Ici, je pourrais disposer de toilettes pour recracher la nourriture humaine le plus rapidement en plus de pouvoir boire ma boisson fétiche : du café. Du doigt, je pointais le lieu. « Tonton ! » M'exclamais-je. « Allons ici ! » Sans même attendre l'approbation de Monsieur Nishimura, je l’entraînais vers le lieu que j'avais choisi, m'installant à une table. Tout sourire, je regardais mon soit disant gentil tonton, protecteur des humains. La carte en main, je regardais rapidement ce que je pouvais commander. Vu que je pourrais recracher rapidement la nourriture, mon choix m'importait peu ce qui me poussa à choisir un plat sucré pour appuyer mon image d'innocent enfant. « Au fait Tonton, je me suis toujours demandé... » Commençais-je pour relancer la discussion. « Tu as beaucoup de tatouage, est-ce que tu fais parti d'un gang ? » A la fin de ma question, je penchais la tête sur le côté, lui offrant un sourire. Evidemment je savais pertinemment ce qu'il faisait mais oserait-il m'avouer qu'il chassait les goules ?
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