And who are you? Pv jiro

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Ven 18 Mai - 11:59

Ton regard posé sur l'être vivant en face de toi, tu haussas légèrement un sourcil à l'entente de sa commande. S'il voulait s'empoisonner, alors tu te plairas à le regarder souffrir. Mais fallait-il aller dans des extrêmes ? Un léger coup d’œil sur l'expression du serveur, et tu remarquas avec aisance qu'il ne semblait pas emballé par l'idée. Cependant, ce ne fut qu'un bref instant, mais tu l'avais vu et cela suffisait à te conforter dans l'idée qu'une goule se tenait probablement en face de toi. En soi, ce n'était pas ce qui maintenait ton intérêt, mais la conversation en elle-même. Shiba Inu, la goule que tu avais croisée un soir, tu devais rechercher des informations sur elle. Voilà pourquoi tu fréquentais toutes sortes de cafés comme celui-là, pour en apprendre plus, pour que quelqu'un se dévoile. Et peut-être même qu'une goule venait de se jeter sur toi. L'approche étrange ne laissait pas beaucoup de doutes : elle savait pour toi, qui tu étais, et ce que tu faisais. Tu n'étais pas venu lire, tu étais venu observer. Bien que la tranquillité du lieu te rendait paisible, ce Jiro éveillait des choses que tu tentais de laisser derrière toi. Comme un vampire à la vue du sang, ton corps te lançait des signes d'alerte. Tu devais éviter de rester en sa présence, ou tes désirs profondément enfouis se réveilleraient, et ce ne serait pas beau à voir.

Tu écoutas ses mots avec désinvolture. Ce qu'il y avait dans sa tête, ce qu'il pensait des chiots, des chiens, des animaux, de ses intérêts, tu t'en fichais, et tu ne te cachais pas pour le montrer. Si au départ, la conversation était amusante, te lançant sur une piste intéressante, elle commençait à tourner au ridicule. Tu t'ennuyais. Il t'agaçait, à bouger, à trop parler, à se tortiller dans tous les sens. Ton regard s'était assombri à mesure qu'il monologuait, qu'il gigotait sur sa chaise. Tu ne saurais dire si c'était parce qu'il jouait son rôle, ou s'il avait naturellement un côté nerveux qui s'exprimait de cette façon. Tu poussas un léger soupir, et regarda à nouveau à travers la vitre quelques secondes. « Un chiot ... » Ce mot ne lui était pas vraiment destiné, tu te perdais dans tes pensées, alors que tes yeux noirs revenaient sur lui. « Un chiot s'agite dans tous les sens, remue la queue pour un oui ou pour un non, il n'écoute pas toujours, c'est, certes, la base d'une éducation, leur apprendre dés qu'ils sont petits, mais ... » Tu marquas une pause, avec un petit soupir non dissimulé. « Un chien reste un chien, il se retournera contre son maître tôt ou tard. C'est une des raisons pour laquelle, on leur met un collier, ce signe d'appartenance, de dominance, ça maintient une hiérarchie. » Et tu savais que le jour où tu briserais tes propres chaînes, où tu verrais la faille du CCG, tu mordras tellement fort que personne ne pourra se relever. Tu n'avais que peu de raisons de leur obéir pour l'instant mais c'était ce qui te maintenait en vie.
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Ikeda Jiro
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Sam 19 Mai - 2:07
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L''intérêt de la colombe retrouvé, je la perdais presque aussitôt. Il n'était pas une proie facile, il semblait même être une personne assez solitaire, peut être même asocial. Son air je m'en-foutiste qui regardait au dehors m'interpellait cependant. Peut être qu'il trouvait une meilleure distraction dehors? La question que je me posais me forçait à tourner la tête vers la vitre pour ne voir qu'une marée humaine, comme tous les jours. Ces vagues humaines étaient-elles plus intéressante que moi? Je me pinçais les lèvres, trouvant que l'atmosphère entre nous s'alourdissait. L'humain vint même l'achever avec un simple mot qui me fit sursauter. Mon regard se posait à nouveau sur lui, se plongeant dans ses iris noires.
Ce garçon... Il avait le don de rendre une conversation banale énigmatique. Parlait-il de moi? Me comparait-il à un chiot? Je compris après sa légère pause que ses mots ne m'étaient peut être pas destiné. Etait-il en train de s'ouvrir à moi? Essayait-il de me faire comprendre qu'il n'avait rien contre ma nature? Ou qu'il n'avait pas d'autres choix que de faire partie du CCG? Pourquoi? Toutes ces questions dans ma tête me déstabilisaient. A ce moment, j'avais vraiment le sentiment qu'il me parlait de lui mais, ce pouvait être juste le fruit de mon imagination. Cependant, quelque chose me donnait envie d'y croire. Touché par ses mots, mon regard se couvrait d'un voile de compassion tandis que mes lèvres s'entrouvraient, prête à lui répondre. Ma main droite quant à elle glissait sans même que je m'en rende compte sur la table, se rapprochant de son espace vital. Peut être qu'elle cherchait un contact avec lui, à lui signifier que je compatissais... "Toi, ton col..." Commençais-je à dire doucement avant de me faire interrompre par le serveur. Je sursautais pour enfin me reculer, mon regard parcourant la table rapidement puis ma main droite que je venais vite rabattre contre moi, comme si j'avais fait une bêtise ou que j'avais été surprit en flagrant délit. Mes yeux se baissaient et les questions reprenaient. L'espace d'un instant ce maudit oiseau m'avait touché probablement avec des mensonges, seul lui le savait. Peut être que c'était un piège, peut être qu'il s'avait que j'étais une goule, qu'il l'avait comprit. Et s'il l'avait comprit? Me chasserait-il? Essayerait-il de me tuer? Je ne voulais pas mourir. Non. J'avais tellement de choses à faire, à vivre, à apprendre! Je ne devais plus être touché! Je devais simuler, faire semblant, pour le bien des nôtres.

Décidé, je relevais les yeux vers la table pour me servir ma boisson, prenant grand soin à écraser le citron dans le verre. J'habillais mon visage de mon habituel sourire adressé à l'humain. Le serveur quant à lui n'avait rien dit, se contentant de faire son travail, il n'avait pas relevé mon comportement précédent. Qu'aurait-il pu en dire de toute façon. "Et sinon..." Amorçais-je pour noyer le poisson. "Tu fais quoi dans la vie?" Je me mordais la lèvre inférieure à la suite de ma question, prenant un air aguicheur comme j'avais pu le voir à la télévision. Les femmes faisaient ce genre de chose pour séduire dans certain téléfilm que mon père regardait tard le soir et ça marchait, alors pourquoi pas moi?
Ma question n'était pas des plus aguicheuse mais au moins, elle allait parfaitement avec ce que j'avais amorcé avant que nous bifurquions sur cette drôle de conversation canine. Au moins ainsi, peut être qu'il penserait que je n'étais pas venu pour faire du tricot.
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Sam 19 Mai - 10:03

Oui, un chien restait un chien. Un loup même. Les instincts sauvages pouvaient être masqués par le croisement de races, par les modifications génétiques, par tout ce qui passait par la tête des scientifiques, mais un jour ou un autre, il y aurait cette rupture. La gentillesse, ou l'obéissance avait une limite. Un jour, toi aussi, tu détournerais ton allégeance pour le CCG. Il te fallait simplement une bonne raison, parce qu'ils avaient sauvé ta vie, d'une manière qui t'avait bien arrangée alors tu te sentais redevable en quelque sorte. Disons que le sentiment que tu avais envers eux s'en rapprochait. Après s'être renseignés sur toi, ils t'avaient proposé un deal que tu n'avais pas pu refuser. Comment aurais-tu pu ? Une mort le jour-même ou t'entraîner, avoir un objectif, pour ensuite revenir au point de départ : une errance. Tes trois ans de prison avaient été un véritable enfer, comme si ta vie était mise sur pause, que le temps s'était arrêté de tourner. L'ennui, la résistance à ne pas pouvoir torturer, laisser libre court à ton imagination tordue, cela t'avait profondément touché. Gardant bien sagement tes réflexions intenses pour toi, tu avais compris que l'on te torturait à ton tour d'une certaine façon. Tu comprenais désormais que les vrais psychopathes ne restaient pas en cage, et préféraient tout manigancer pour rester dehors ou sortir au plus vite s'ils avaient moins de chance. Tu te repris rapidement, tes pensées t'avaient perdues quelques secondes, mais tu revenais doucement à toi. Ton regard noir dans celui de Jiro, ce dernier exprimait quelque chose que tu n'avais connu qu'une seule fois et tes sourcils se froncèrent légèrement, sans comprendre ce qui l'avait poussé à avoir ce genre de compassion pour toi. Un sentiment qui te laissa perplexe pendant un instant. Tu ne te sentis pas en danger lorsque sa main glissa sur la table jusqu'à toi, bien au contraire, tu n'y accordas qu'une petite importance sur le moment. Tu ne pouvais mettre de mots dessus, parce que cette confusion prenait beaucoup trop de place dans ta tête. Tu te contentas de ne pas couper le contact cette fois-ci, quelque chose se passait sans que tu ne saches quoi. Tu étais presque accroché à ses lèvres lorsqu'il commença à parler.

Tout se passa ensuite très vite, de l'arrivée du serveur, à la main de ce Ikeda Jiro qui se résigne, jusqu'à ce qu'il presse son citron dans son verre. Le signal d'alerte se lança avec précipitation dans tes veines, il ne fallait pas qu'il boive ce truc. Absolument pas. Peu importe qu'il soit goule ou pas, tu devais trouver une manière de ne pas lui faire avaler cette substance. Pourquoi aller si loin ? Un chiot le ferait-il ? Non, pas s'il avait connaissance de la gravité du geste que cela signifiait. Reprenant son jeu là où il l'avait arrêté, l'être vivant à ta table tenta une autre approche, pour savoir dans quoi tu travaillais. Et bizarrement, le lien entre le collier et ton métier était bien trop proche pour que tu puisses y répondre correctement. Tu n'avais pas envie de discuter, tu ne pensais qu'à ce verre qui allait obligatoirement être bu, pour ce jeu débile. Tu n'irais jamais aussi loin pour un ordre, pour une mission. Parce que ta survie passait avant tout. Ta vie était plus importante que n'importe quoi d'autre. Tu te devais de vivre. Tu te levas de ta chaise, ta silhouette immense et élancée à présent debout, tu t'avanças de deux pas, prétextant une direction vers les toilettes, mais tu t'arrêtas juste à côté de lui. Tu devais attirer son attention, la détourner et tu posas ton bras à plat sur la table, non loin de l'eau pétillante qui semblait réjouie par l'idée d'aller torturer un organisme. La distance entre vos corps était faible, si petite que l'odeur de cet inconnu semblait empoisonner toutes les cellules de ton être. « Vous voulez tant savoir ? » Tes iris sombres étaient posés dans les siens, tu agissais à l'instinct, tu ne commettais pas d'erreur, tu en étais certain. Alors que vos visages étaient proches, d'un geste faussement maladroit, tu renversas le contenu du récipient transparent sur la table. Le liquide se répandit rapidement, quelques gouttes sur ton jean noir, tandis que ton livre était à présent imbibé de plusieurs dizaines de pages. Aucune expression ne remplit ton visage cependant, tu te contentas de briser ce nouvel instant étrange d'alchimie entre toi et cet inconnu, avant d'attraper le bord de ton livre. Levé de quelques centimètres de la table, tu regardais le filet d'eau retomber. Le serveur accourut presque aussitôt pour s'excuser et éponger, mais ton attention ne dérivait plus de cet intrus qui, semblait-il, avait réussi à maintenir ton intérêt. Tu séchas ton livre à l'aide d'une serviette, bien que cela ne serve pas à grand chose et tu récupéras par la même occasion ta veste précédemment posée sur une chaise. « Je vous offre mon café. Mais vous me devez un livre. » Un très léger sourire s'esquissa un faible instant avant que tu ne déposes un billet sur un coin sec de la table, te dirgeant vers la sortie du café. Tu poussas un soupir discret, finalement, tu n'avais même pas eu le temps de le boire ce café. Cependant, cette discussion, en conclusion, avait été riche.
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Ikeda Jiro
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Sam 19 Mai - 14:39
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J'eus l'impression que ma question avait jeté un froid puisque la colombe semblait partir en direction des toilettes sans même s'excuser ou me répondre. Ma tête se baissais, j'avais l'impression qu'à chaque pas en avant que je faisais, je reculais directement après de deux pas. Cette mission devenait impossible à mes yeux, doucement, je me faisais à l'idée que j'allais décevoir le chef du clan et plus encore mon père. Après cet échec, me verrait-il comme son incapable de fils? Je me pinçais les lèvres, serrant la paille que j'utilisais pour bien remuer ma boisson jusqu'à la déformer quand, une chose impensable se produisit. L'escogriffe s'arrêtait à mon niveau, me faisant lever les yeux jusqu'à lui. Debout et à cet distance, il me semblait plus élancé, plus élégant aussi. Il se rapprochait de moi, me laissant le contempler de plus près. Son visage bien que froid et disgracieux me dégouttait moins que précédemment. Peut être que je commençais à y percevoir un charme, l'atmosphère entre nous aidant à cela. Mes iris figées dans les siennes, j'écoutais ses mots qui m'arrachèrent bien malgré moi un frisson de terreur avant que le drame se produisit. Mon verre se renversa sur la table me faisant sursauter. Tout se passa trop rapidement pour que je puisse faire quoi que ce soit. La panique m'envahissait et voici que cet humain payait sa tournée, m'offrant même son café. Pourquoi? Pourquoi avait-il fait ça? Se doutait-il de ma nature? Est-ce qu'il venait de me sauver? Cet homme me perturbait. Je continuais de le regarder, prêtant guère attention au serveur qui venait nettoyer la table.

C'était ma chance. D'une traite, je bus son café, prenant le billet sur la table avant d'accourir vers lui pour lui agripper le poignet. "Attend!" M'exclamais-je. Je lui tendis le billet. "Tu...Je..." J'étais complètement déboussolé. Je venais me mordre la lèvre inférieure. "Je ne peux pas accepter..." Répondais-je dans un premier temps, levant la tête vers l'immense garçon. Il venait de me sauver, m'empêchant de faire une bêtise que j'aurais regretté une fois que je me serai retrouvé à quatre pattes devant le siège de porcelaine. "Mais je vais te racheter ton livre! Je..." Doucement, ma tête se baissais pour murmurer. "Merci..." Ca me faisait mal de devoir remercier un ennemi. Dans ma poitrine, mon coeur me donnait l'impression de se tordre, devenant des plus douleur. Quelle honte d'avoir été aidé par une colombe. Ma main toujours sur son poignet se serrait doucement pour ne pas le perdre. Je devais continuer ma mission. Il m'avait donné l'espoir de pouvoir la réussir, de doucement avoir brisé la glace qui entourait cet homme alors qu'une autre question venait s'installer dans mon esprit. Etait-il vraiment mon ennemi? "Allons-y, je te dois bien ça..."
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Sam 19 Mai - 15:36

La seule chose qui te retenait à cette table, c'était l'intérêt que te portait cette personne en face de toi. Une personne qui s'était pointée, t'avait tutoyé, joué un rôle qui ne lui convenait pas, mais qui finalement avait su te faire douter. Tu aimais être sûr de toi, mais une petite réflexion valait mieux que rien du tout, et si tout devait se finir maintenant, tu en serais satisfait. Cependant, goule ou non, tu n'avais pas envie qu'il teste cette eau pétillante pleine de citron. Cela ferait du bruit, il se torturait sans doute pour avoir des informations, ce n'était pas comme ça que tu procédais, et alors toutes sortes de pensées affluèrent dans ta tête. Tu ne pouvais définitivement pas laisser faire, tu devais agir et vite. Lorsque tu te levas, avec un cerveau réfléchissant à toute allure, tu t'arrêtas à côté de lui. Tu aurais pu partir, de cette façon, il n'aurait pas été contraint de le boire, l'histoire aurait eu une fin, et cela aurait été tout aussi bien. Seulement, quelques secondes auparavant, il s'était passé quelque chose, tu l'avais vu dans ses yeux, ce même regard, cette même compassion, ce sentiment d'être compris en dépit de la situation, de tes actions et tes gestes. Comme Rika. Ce fut certainement ce souvenir qui te poussa à ne pas laisser les choses en l'état, sans doute que cette lueur au fond de ses yeux, tu voulais la revoir. Lui, assis, la tête baissée, tu l'observas un instant avant d'attirer son attention sur toi, afin de la détourner de ton geste, qui visa à renverser le contenu du verre. Il avait un intérêt à t'accoster, tu en avais un également, si ce n'était plusieurs en réalité.

Ton visage, bien que fermé, avait ce petit quelque chose de mystérieux et de curieux à son propos. Tu voulais en savoir plus sur lui, mais était-il certain de vouloir dans quoi tu bossais ? S'il était une goule, alors probablement, que les mots ennemis pourraient être utilisés, mais tu n'étais pas là pour te battre, ni même pour tuer d'ailleurs. Toi, tu étais le bon toutou qui rapporte ce qu'il voit et ce qu'il entend. Tu étais bien capable de te défendre, ce n'était pas le problème, mais on évitait de te confier des missions qui visaient à te faire couler le sang, cela te rendait fou à un point inimaginable. Une fois le serveur à votre hauteur, tu attrapas ta veste. Il était temps de partir, tu ne pouvais pas t'éterniser ici, les informations que tu avais eues avec subtilité suffisait à te satisfaire pour le moment. Il était cependant sûr que tu reviendrais dans ce café, il y avait encore beaucoup de choses à apprendre. Ton instinct ne t'avait jamais déçu jusqu'ici. Avec une élégance à peine dissimulée, tu enfilas ta veste, prêt à franchir les portes du café pour passer de l'autre côté des vitres, mais une main se ferma sur ton poignet. Ta réaction ne se fit pas attendre, tu regardas le contact comme si tu allais devoir te couper le bras. Tes yeux trahissaient à présent ta surprise. Qu'est-ce qu'il voulait à la fin ? Tu fronças par la suite les sourcils, redirigeant ton regard dans le sien, puis sur le billet tendu. Du bout des doigts de ta main libre, tu vins le récupérer. Inutile de te faire prier, s'il ne voulait pas de ton offre, tu ne la proposerais pas une deuxième fois. Tu ne savais pas quoi dire, quoi faire, sa prise sur ton poignet te laissait perplexe. Il te prenait ton oxygène en agissant ainsi, il empiétait sur ton espace personnel et tu sentais déjà ton cœur s'emballer. Il devait à tout prix arrêter ça.

Avec le plus de précaution possible, tu vins retirer ses doigts de ta peau. Tu n'avais pas fait ça pour un "merci", ni même pour qu'il te rachète le livre. Ton action, bien qu'en apparence altruiste, concernait uniquement ce qui pouvait arriver après ça. Tu essayais de ne pas t'imaginer la folie qui t'aurait envahie alors que tu penchas la tête sur le côté, te demandant ce qu'il pouvait bien y avoir dans la tête de cet inconscient. Tu ne savais pas si tu pourrais supporter son attitude de chiot qui remue la queue plus longtemps, mais maintenant qu'il semblait sincère, lui tourner le dos, juste comme ça, ne semblait pas une bonne idée. Tu ouvris la porte du café, sans un regard en arrière, mais stoppas tes pieds, ta main tenant toujours le battant ouvert. « Si vous y tenez. » De biais, tu l'observais avec attention. Les interactions sociales n'étaient pas ton point fort, mais tu ferais bien un effort cette fois. Un nouveau livre ne te ferait pas de mal non plus.
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Ikeda Jiro
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Sam 19 Mai - 22:28
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Sur son visage, je pouvais lire du dégoût. Pourquoi réagissait-il ainsi? Je compris à son geste qu'il n'aimait probablement pas être touché, à moins que ce soit ma nature qui le dégoutte. Mon regard se baissait doucement, ce dernier, remplie de tristesse, en disant long: "Pardon d'être un monstre..." . Il était du CCG, il devait y avoir une raison et je n'y voyais que son dégoût profond pour les miens quand bien même la question de ma nature ne fut pas évoqué, il semblait l'avoir percé à jour.
Encore une fois, j'eus l'impression de reculer de deux pas et encore une fois, cet agent me surprit par ses mots. Rapidement, je relevais la tête, lui offrant un large sourire identique à celui d'un enfant auquel on aurait annoncé qu'on lui offrirait des bonbons. Je passais devant lui, sortant de l'Amaryllis après m'être écrié joyeusement d'ajouter la note sur mon ardoise. Les clients, habitué à ma présence dans se café en avait profité pour rire de moi tandis que le serveur me traitait une fois encore de "punk". Après avoir subit la pression du verre de citron, ce fut le coeur léger que je partais accompagné de ma mission. Maintenant qu'il semblait un peu accepter ma présence, peut être que je pourrais avoir son nom. "Je connais un bouquiniste pas très loin ~ " L'informais-je avec mon habituel sourire qui dévoilait mes fossettes. J’emboîtais gaiement le pas, le guidant à travers les rues alors que les commerçant les plus sages me saluaient. Je m'agitais dans tous les sens, les saluant en retour, demandant parfois des nouvelles de leurs enfants ou petits enfants. L'homme qui m'accompagnait pouvait donc voir dans mes interactions sociales que j'étais un habitué de ce quartier, que ce dernier était comme une deuxième maison pour moi où je m'y sentais comme un poisson dans l'eau.

Arrivé devant un commerce à l'allure pittoresque je m'arrêtais. "C'est ici ~ ! " M'exclamais-je joyeusement. De dehors, la façade vitrée était poussiéreuse, il n'y avait pas d'enseigne juste une pancarte délabré qui indiquait le nom de la boutique. Des cartons fermés se trouvaient à côté de la porte d'entrée que je poussais. Vu de l'extérieur le lieu ne semblait pas engageant. Une fois à l'intérieur, la lumière du jour peinait à rentrer, fort heureusement, quelques lampes permettaient d'y voir plus clair, ces dernières étant tout de même tamisé par du papier de riz. "Grand-père?" Annonçais-je, espérant que le vieux propriétaire des lieux daigne montrer le bout de son nez. "C'est Jiro, je suis venu avec un ami pour regarder les livres~ " Ma voix était joyeuse. Je m’engouffrais dans ce lieu avant de me retourner vers la colombe, lui faisant signe d'avancer. "Ici, tu peux trouver de tout! Et comme les livres sont d'occasion, ils ont tous une histoire à raconter!" Mes yeux brillait. L'odeur du vieux papier face à ces monuments d'histoires précieusement entreposés sur des étagères me remplissaient de joie.
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Dim 20 Mai - 0:07


Perdu dans tes propres pensées, la décision que tu allais prendre n'était pas simple. Il s'agissait de savoir si tu côtoierais cette créature ou non. Tu n'avais plus vraiment de doute sur sa nature, mais il restait toujours ce problème, qui était le tien : les contacts physiques. Tu avais relativement du mal avec ça, mais pas ce Jiro apparemment. Il restait collé à ton poignet comme si sa vie en dépendait, et peut-être que tu n'étais pas aussi loin d'avoir raison finalement. Cependant, tu t'engageais à être prudent, il ne fallait pas que son regard trop sincère, ou ses intentions mal cachées, te rendent faible. Tu n'avais pas le droit de t'attacher à qui que ce soit, parce que pour toi, il n'y a eu que Rika, et elle serait la seule à pouvoir t'atteindre profondément, et si intensément. Cette petite fille de ton âge restait ancré dans ta tête comme une tumeur, tu n'arrivais plus à te la sortir du crâne. Tu ne savais pas si c'était une bonne chose ou une malédiction. Ton regard capta à son attitude que ton geste était peut-être trop déplacé, mais tu n'y pouvais rien si ce genre de contacts avec les autres te tendait comme la corde d'un arc. Tu inspiras à fond avant de lui permettre de te suivre, et presque directement, tu sentis une tension s'apaiser sur ses épaules. Tu continuais de le fixer, poster de profil, et tu ne ratas pas son sourire, qui cette fois-ci, te parut bien plus joyeux et sincère que les précédents. Peut-être qu'il ne jouait plus, peut-être qu'il avait compris comment agir. Tu ne savais pas encore très bien où tout ça allait te mener, mais tu devais rester sur tes gardes, quoi qu'il arrive.

Les mains enfoncées dans ta longue veste noire, tu le suivis en silence, observant son environnement, les gens qui le connaissaient, qui l'appelaient par son prénom, qui le saluaient. Il ne t'avait pas menti sur son identité au moins, tu pouvais être sûr de cela. Cependant, tu ne te sentais pas prêt à lui dévoiler le tien, que ce soit ton nom de famille trop souvent prononcé et associé à un criminel, un tueur sans pitié, ou ton prénom que tu n'utilisais même plus. S'il n'était pas un bout de toi-même, si tu ne le voyais pas tous les jours sur tes papiers, qu'importe leur nature, tu ne te souviendrais probablement pas des kanjis de Kento. Tu suivais ses gestes des yeux, sans faire de commentaires, tu n'étais pas doué pour les conversations, alors autant te tenir à l'écart. Tes sourires étaient quelque chose de rares également, tu ne savais même plus comment les faire avec joie, comme lui, les adressait à toutes ces personnes. Certaines de tes émotions ne semblaient plus exister. Il n'y avait plus que de la glace et un noir intense dans tes yeux dorénavant.

Sans grande hésitation, tu le suivis dans la boutique poussiéreuse et remplie de bouquins du sol au plafond. Tu aimais particulièrement ce genre d'ambiance, cette odeur qui prenait le dessus sur tout le reste, et cette obscurité qui te donnait l'impression d'être plus libre que tu ne l'étais. Tu laissas tes grands yeux se balader sur les étagères, perdu dans cette immensité d'histoire. En cet instant, peut-être que tu semblais réellement vivre, mais ce qui te démangeait, c'était de toucher ne serait-ce qu'une seule de ces couvertures. Le cuir avait cette texture délicieuse à toucher, malgré les années passées, il conservait tout son savoir. Tes yeux redescendirent d'un étage pour se glisser sur ton compagnon de voyage temporaire, te demandant s'il ne se montrait pas trop. Tu le dépassas de quelques pas, sentant encore ce parfum de café lorsque tu passas près de lui, et ton air absent, comme perdu, revint à la charge, tout en touchant de tes iris sombres les lignes infinies de livres. Tu aimais les histoires, mais lire n'était pas ce qui t'intéressait le plus. Rika lisait pour toi avant, tu aimais entendre sa voix, elle avait ce doux son mélodieux au fond de sa gorge. Ce timbre qui t'avait rendu fou à plusieurs reprises ... Tu sortis une main de ta poche pour venir caresser distraitement le tissu d'un livre, puis un autre, jusqu'à tracer une ligne sur l'étagère. Tes pieds s'étaient déplacés presque automatiquement guidés par ton environnement. Et puis, tu t'arrêtas d'un coup pour fixer la personne qui te suivait. Tu avais envie de lui demander pourquoi il t'avait emmené ici, pourquoi il te montrait des choses, pourquoi, beaucoup de "pourquoi", mais tu ne savais pas si tu pouvais les poser. Si tu le ferais de la bonne façon. Finalement, tu gardas le silence, détournant le regard sur un point inexistant, glissant ta langue sur tes lèvres pour les humidifier.
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Dim 20 Mai - 1:41
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L'endroit que j'avais choisi semblait plaire à la colombe. J'observais le garçon découvrir le lieux, s'adapter à ce nouvel environnement qui s'offrait à nous. Bien que son visage restait fermé, j'avais espoir d'y voir une lueur, quelque chose qui pourrait m'aider à comprendre cet individu. En apparence, il semblait être quelqu'un d'ordinaire mais en vu de ses réactions précédentes, il me semblait plus profond qu'un simple chasseur de goule qui le faisait uniquement pour le sport ou pour se venger. Me trompais-je à ce sujet? A cette réflexion, je me pinçais les lèvres, un air indécis lisible sur le visage. L'expression quand j'avais agrippé son poignet tout à l'heure me faisait douter mais aussi son "sauvetage". Plus j'y pensais et plus je me confortais dans l'idée qu'il savait. Il savait ce que j'étais sinon pourquoi aurait-il renversé mon eau? Je ne pouvais croire à un accident, je n'y avais jamais cru. Un léger soupire passait mes lèvres alors que je le suivais, continuant mon observation. Dans ce lieu où la lumière était tamisée, sa silhouette ténébreuse semblait parfaitement s'être accommodée, ne faisant qu'un avec ce lieu. Sa veste soulignait à la perfection ses larges épaules carrées, sa grande taille asseyait la froideur qu'il dégageait naturellement creusant peut être inconsciemment encore plus le fossé qui le séparait des japonais. Il semblait tout droit sorti d'un univers fantastique, m'évoquant Slender Man. Oui, c'était tout à fait lui. A cette pensée, j'esquissais un sourire amusé. Il était Slender Man, je l'avais trouvé, il existait!

D'un coup sans prévenir, il s'arrêta, se tournant vers moi. Mon sourire radieux que j'abordais alors que je détaillais la carrure de Slender Man s'effaça instantanément. Les lèvres tout de même entrouvertes, je levais doucement les yeux vers son visage. Moi aussi je m'étais stoppé. Fixe, j'attendais une réaction de sa part, espérant qu'il s'agisse de mot. A la place, je vis sa langue passer ses lèvres, doucement effleurer son inférieur. Me laissant hypnotiser par cette dernière, je me pinçais les lèvres. M'avançant d'un pas, je souhaitais briser la distance imaginaire qui nous séparait, la briser définitivement. Attiré vers lui comme un moustique par la lumière, j'avançais doucement jusqu'à me stopper pile devant lui, le bout de ses chaussures à quelques milimètres des miennes. "Je t'ai amené ici parce que tu n'y trouveras pas ce que tu es venu chercher mais ce dont tu as besoin." Le regard figé dans le sien, j'avais l'impression d'être minuscule. Mes lèvres s'étiraient à nouveau, illuminant mon visage tandis que mes yeux humains brillaient, exprimant la bienveillance que j'avais à son égard à ce moment là. Ici, j'étais sincère avec cet ennemi."De quoi as-tu besoin, Slender Man?"
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Dim 20 Mai - 14:32


Ton doigt traçant une ligne invisible sur le dos de plusieurs livres, tu ressentis ce regard lourd sur toi. Tu te demandais alors ce qui pouvait bien traverser la tête de Jiro à ce moment-là. Plus tu y pensais, et plus tu remarquais que tu t'étais plutôt rapidement accomodé à sa présence. Non seulement son odeur prononcé de grains de café, mais aussi sa façon de parler avec énergie. Tu ressentais, en un sens, un besoin d'être libre, de se sentir réellement libéré de chaînes invisibles, tout comme toi. Sauf que toi, tu t'étais fermé, sans que l'idée de te dévergonder un peu ne te traverse l'esprit. C'était ainsi et pas autrement. Quelques questions se bousculaient dans ta tête, tu n'étais pas certain de pouvoir lui demander, de savoir comment le faire sans être honnête avec lui. L'honnêteté devait être utilisée avec précaution, tu le savais, cela pouvait te perdre ou te porter préjudice. La subtilité était donc nécessaire, et ce, dans ta vie de tous les jours, dans toutes tes conversations. La provocation présente entre cet individu et toi dans le café ne semblait plus exister, cependant, il y avait autre chose qui flottait dans l'air. Tu ne mettais encore aucun mot sur ce que c'était, mais il faisait aucun doute que tu trouverais. En usant de ton instinct aiguisé, tu finirais par le découvrir.

Lorsque tu t'arrêtas pour le fixer sans prononcer un mot, il sembla un instant destabilisé. Son sourire joyeux s'effaça, c'était un rictus amusé, comme s'il venait de trouver l'idée du siècle ou que savais-tu encore. Ton regard fuyant quelques microsecondes, tu le redirigeas presque aussitôt sur lui alors qu'il avançait vers toi. Ton réflexe habituel aurait été de reculer de quelques pas, de mettre ta main devant pour qu'il cesse d'envahir ton oxygène, de respirer le même air que toi. Malgré tout, non seulement, tu étais curieux de ce qu'il allait faire, mais il y avait aussi une part de test. Tu devais expérimenter la proximité des gens. Parce que passer à côté d'eux dans la rue était une chose, bien que tu te forces à les esquiver pour éviter d'intensifier ton humeur habituellement massacrante et écrasante. Laisser un inconnu s'approcher aussi près de toi était un autre fait. Tu ne parvenais pas à déterminer ce qu'il ressentait, ce qu'il cherchait véritablement, ses intentions étaient cachées derrière le fait que tu te laissais prendre à sa façon de te fixer. Lorsqu'il fut assez proche de toi pour que tu sentes de nouveau son parfum, tu restas de marbre, ta mâchoire se contractant presque par automatisme. Tu écoutas ses mots avec attention, l'observant avec nonchalance. Malgré toute la sincérité de son regard et de son sourire, tu posas ta main sur une des étagères, tapotant doucement avec l'un de tes doigts. « J'ai besoin d'un livre, c'est pour cette raison que nous sommes ici. » Et puis ce surnom qu'il venait de te donner, c'était presque risible comme il te correspondait bien. Il pouvait bien t'appeler comme tu le voulais, finalement, c'était bien mieux que de lui donner ton identité, même partielle. Tu replongeas ta main dans la poche de ta veste, et te penchas un peu pour te mettre à sa hauteur. « Sauf si vous avez autre chose en tête ? Je me demande ce que vous, vous voulez. » La froideur de ta voix montrait tout de même un peu d'ironie. Il n'était certes, pas évident, de converser avec toi, mais tu semblais fournir un peu d'efforts. Donnant-donnant. Non, ce n'était pas donnant-donnant, ici, il n'y avait que toi qui avait des informations sur lui, son nom, une possibilité qu'il soit goule, qu'il bosse au café et qu'il obéisse à quelqu'un. En revanche, que savait-il de toi ? Tu te le demandais vraiment.
Invité
Ikeda Jiro
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Dim 20 Mai - 15:33
And who are you?
ft. Zero Kento
 

Le regard levé vers son visage, je le fixais avec intensité, mes pupilles humaines dilatées par l'obscurité brillaient. A cette distant j'avais le sentiment d'être un géant, accentuant l'idée qu'il puisse être d'un autre monde. Si cela était effrayant? Je dirais plutôt que ce qu'il dégageait me déroutait plus qu'il m'effrayait. Me pinçant les lèvres à sa réponse. Mon regard le suivait tandis que mon corps restait figé comme un insecte emprisonné dans une toile d’araignée. C'était parfaitement ça. Je m'étais avancé trop près et c'était le moment pour moi de le regretter. Emprisonné par ses fils de soie invisibles je n'avais d'autre choix que de me débattre pour m'en extirper. Cependant, l'araignée Slender Man n'avait pas encore joué avec la petite mouche que j'étais. Se rapprochant à son tour, je pus sentir mon coeur manquer un battement puis une frisson m'envahir. Pourquoi un prédateur comme moi se retrouvait effrayé par un simple humain comme lui? Mon regard ne l'avait pas lâché à un seul instant, même lorsque l'étrange frisson avait parcouru tout mon corps. A cette distance, je pouvais distinguer une légère odeur musquée, quelque chose de sauvage, virile et pourtant discrète. Pourquoi ne l'avais-je pas senti plus tôt. Je me permis de fermer les yeux quelques secondes, inspirant pour me laisser envahir par ses effluves qui me paraissait délicieuse. En s'approchant, ne venait-il pas lui-même de briser la distance invisible qui nous séparait? Ne venait-il pas de commettre l'erreur de réveiller mon instinct de prédateur. Mon bas ventre se crispa alors que ma langue passait la barrière de mes lèvres pour venir rabattre mon inférieure entre mes dents. Je me laissais envahir par son odeur avant de rouvrir mes yeux, revenant dans la réalité. "Tu sens bon..." Murmurais-je plus pour moi-même tandis que mes joues chauffaient. Ce n'était pas le moment de se laisser aller. Je devais me ressaisir, de répondre à sa question. "Je veux des informations sur toi." Lui avouais-je. J'étais sincère, c'était mon but premier, c'était pour ça qu'on m'avait envoyé à lui. Le faire parler pour savoir ce que cet oiseau de malheur faisait. J'esquissais un sourire. "Je te l'ai dit, tu m'intéresses." Poursuivais-je ma voix s'atténuait, se rapprochant d'un murmure sans pour autant en être un. Mon regard toujours fixé dans le sien, j'osais lever une main pour la poser sur sa poitrine. Du bout de mes doigts, je caressais le tissus, remontant à ses épaules. "Et j'ai besoin d'un livre, pour ça, n'est-ce pas?" Concluais-je. Je me hissais sur la pointe des pieds pour me rapprocher davantage de lui et ainsi continuer de me laisser enivrer par l'odeur qu'il dégageait.
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