And who are you? Pv jiro

 :: Let's play a game :: Les déchets Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Invité
Invité
avatar
Invité
Dim 20 Mai - 16:14


Un signal d'alerte commençait à apparaître. Tu n'avais pas le droit de jouer avec cet inconnu, tu ne pouvais pas laisser ton instinct de prédateur défier ta part d'humanité. Aussi petite soit-elle, tu essayais de la faire dominer l'obscurité de ton être. Une part d'ombre que tu n'avais pas envie de perdre, mais qu'on te forçait à oublier. Pourtant, intérieurement, ce manque, cette sensation de vide, te bouffait. Ce Jiro te laissait perplexe, comme si tu ne savais pas sur quel pied danser, parce que tu avais la sensation qu'il voulait se mettre en danger. Pourquoi le ferait-il ? Tu ne te considérais pas comme un agneau suivant le troupeau, bien au contraire, même si tu avais des règles à respecter, tu en fabriquais de nouvelles à partir d'elles, pour ton propre confort, pour tes intérêts. Il n'y avait qu'un accord qui t'empêchait de recommencer tes tortures, qu'un morceau de papier, qu'une discussion qui t'avait permis de survivre. Tout n'était qu'une question de survie, on n'hésiterait pas à défoncer ta porte pour te mettre une balle dans la tête si tu désobéissais. C'était ainsi que ça fonctionnait, et pas autrement. Tu continuas alors de fixer le visage de ce Jiro, il avait ce côté toutou qui renifle un bon morceau de viande. Personne n'agirait de cette façon, sauf s'il y avait un arrière plan de goule dans le décor. C'était une réaction plutôt amusante, bien que tu ressentes un malaise au fond de toi. Trop près, il était bien trop proche de toi pour que tu ne continues sur cette voie. Il fallait remettre cette distance, et refroidir l'ambiance. Parce que toi seul, décidais des règles.

Cependant, bien avant que tu ne puisses cesser ce manège, il murmura des mots que tu n'aurais jamais imaginé sortir de sa bouche. Tu haussas les sourcils, surpris par son audace, et la phrase suivante ne fit qu'augmenter ton étonnement. Est-ce qu'il venait d'être honnête avec toi ? S'il voulait déballer ses intentions, soit, ce n'était pas ce qui te gênait. Non, ce qui faisait bouillir ton sang, ce qui te mettait trop rapidement hors de toi, c'était cette main posée sur toi, cette chaleur venant d'un autre corps, de cette intrusion intolérable sur ta personne. Il y avait quelque chose de complètement fou entre vous maintenant. Comme un humain s'approchant du soleil, un vampire sortant à la lumière du jour, un loup lâché dans un village avec la rage aux dents. Cette étincelle était prête à toucher la poudre, et si tu laissais les choses en l'état, tu risquais d'exploser. Une boule se forma au creux de ton ventre, ce n'était pas bon du tout, tu devais te calmer, relaxer ce pouls battant trop vite. Tu pouvais sentir tes veines pulser dans ton cou, et le fait que Jiro se rapprochait trop de ta peau te rendait quelque peu anxieux. Tu ne voulais pas le toucher, mais tu avais la dérangeante impression que sa mâchoire allait venir t'arracher un bout de chair, d'un moment à l'autre.

Intoxiqué par le fait de respirer le même air que lui, tu rejetas ta tête en arrière, comme pour reprendre ton souffle, pour renouveler les cycles respiratoirs de ton organisme. Tes paupières se rencontrèrent seulement quelques secondes, avant que ta tête toujours relevée, tu ne daignes reporter ton attention sur Jiro. « Slender Man est celui qui vous trouve, pas celui sur lequel il faut chercher des informations. Ne jouez pas avec le feu, au risque de vous brûler, vous, ou votre entourage. » Il s'agissait d'une menace subtile mais non dissimulée. Poussé par tes pulsions dévastatrices, ta main, puissante et rapide, vint saisir le cou de cet intrus. Tu ne serras pas ton emprise, il n'était pas question de lui faire du mal mais de lui rappeler ce dans quoi il s'était engagé. « Votre collier n'est pas mon problème. Mais ... Êtes-vous sûr de vouloir tout savoir ? » Et ce sourire carnassier sur tes lèvres lorsque tu approchas dangereusement ton visage du sien, tu ne l'avais pas eu depuis des années. Tu n'avais pas pris autant de plaisir à ressentir, sous la pulpe de tes doigts, une peau chaude et pulsante de vie. Un corps vibrant qu'il te plairait de détruire.
Invité
Ikeda Jiro
Classe B
avatar
DC : Kumi Sosuke
Messages : 767
Points : 1322
Emploi/Etudes : étudiant en art/apprenti tatoueur
Commentaires : crédit avatar: kimlee
Dim 20 Mai - 16:54
And who are you?
ft. Zero Kento
 

Sa tête basculant en arrière, je la pris comme une invitation. Flairant son odeur tel un chien, je l'enregistrais dans mon esprit. A défaut d'être attirant au moins il sentait bon mais, n'était-ce pas dangereux? Et si je perdais le contrôle de moi-même en sa présence? Si je me retrouvais dans une situation où, la faim au ventre, je lui sauterai dessus pour le dévorer, découpant sa chair à l'aide de mes dents, broyant ses os et me délectant de ses organes chauds. Ces idées me faisaient saliver d' avance. Il fallait que je me recule, que nous prenions de la distance. Je sentais la bête en moi faire surface. Ses mots ne m'aidèrent point à me contrôler, ma langue passant sur mes lèvres, comme un loup qui se lècherait les babinnes avant de prendre un bon repas. "Slender Man ne m'effraye pas." Lui avouais-je l'air grave. Devais-je prendre ses mots comme une menace? Essayerait-il de blesser les membres de l'Amaryllis? Ou de mon voisinage? Les seuls informations dont il disposait à l'heure actuelle n'étaient pas énormes. J'avais beau être l'un des plus faible, j'étais celui qui avait le plus soif de sang. Cependant, ce n'était pas parce que les autres avaient mené un choix de vie autre qu'ils étaient forcément inoffensifs. Tout le monde avait une part d'obscurité en lui, surtout les goules. Je ne me faisais pas de soucis pour eux. J'étais celui qui était disposé à se salir les mains mais à côté d'eux, je ne faisais pas encore le poids.

Sa main sur ma nuque me fit reprendre mes esprits. Mes yeux s'écarquillant, docilement, je le laissais m'éloigner de lui. Ma nature domestique reprenait le deçu tandis que mon habituel sourire, celui que le gentil chiot abordait tous les jours se dessina sur mes lèvres. "Je t'ai dit que tu ne m'effrayais pas ~ " Commençais-je à chouiner. Le gentil Jiro que tout le monde adorait refaisait surface. Les yeux ronds, mes lèvres se détendaient tandis que mes joues se gonflaient signe que je commençais à le bouder. Bien que j'étais redevenu un chiot inoffensif, que je tentais de le charmer comme on me l'avait ordonné avec mes mimiques peut être trop exagérées, je remarquais son sourire carnassier. Bien que nos natures faisaient de lui du bétail et de moi le prédateur, nos personnalités primaient, inversant nos rôles. Ce jeu était amusant, me motivant davantage à poursuivre. "Pourquoi ne me demandes-tu pas ce que je veux savoir de toi?" Poursuivais-je, reprenant mes sourires, me défaisant de son emprise pour enfin me reculer. "Et ne fais pas de ton cas une généralité, Slender Man." Concluais-je pour enfin ricaner gaiement. "Je ne suis qu'un enfant ~ " Un grand enfant, ou un garçon qui refusait de grandir.
Invité
Invité
avatar
Invité
Ven 25 Mai - 20:15



Cette situation te mettait en danger. Non seulement parce que tu était ici en tant que civil, donc personne ne savait où tu étais, dans une boutique poussiéreuse déserte, et donc parce que tu n'étais pas armé. Si tu avais eu l'occasion de le laisser boire de la limonade toxique, tu l'aurais fait, maintenant, c'était toi qui faisais office de bouc émissaire. Tu n'aimais pas cela, te sentir rabaissé, alors qu'il agissait comme une de ces saletés d'êtres vivants à moitié cannibale. Tu le fixais avec dédain, peut-être que finalement, il n'avais pas mérité ton attention, tu aurais du jubiler en le laissant boire ce liquide imprimé d'une couleur transparente de citron, le laisser suffoquer, s'en vouloir d'avoir été trop loin. Ton esprit se débloquait petit à petit, tu ne devais pas laisser faire, il fallait que tu reprennes le contrôle sur toi-même. Il semblait cependant qu'il était trop tard, tu t'en rendis compte lorsque la pulpe de tes doigts se posa sur le cou de ce Jiro. Ressentir ce contact te donna un frisson. Il te rappelait cette sensation qu'avait Rika de te pousser à bout, de te forcer à agir, comme si elle en redemandait encore et encore. Parce que finalement, n'était-ce pas ce qu'elle avait fait ? Revenir en rampant pour garder ton intérêt éveillé, maintenir ton esprit accroché à elle, sa dépouille, son corps trop maigre et ses yeux rougis par la fatigue, les larmes et le désespoir. Tu observas ses traits avec attention, jusqu'à ce qu'il te dise qu'il n'avait pas peur de Slender Man. C'était dommage, parce qu'il devrait vraiment s'inquiéter pour lui. Plutôt que de jouer un stupide rôle qui lui coûterait probablement la vie. Pour ta part, cherche Shiba Inu n'était pas négociable, il n'y avait rien que tu regrettais sur cette mission, parce que tu avais quelques doutes sur ce Ikeda Jiro.

Tu te reculas un peu lorsqu'il détacha votre lien physique, tu plongeas tes doigts dans ta poche, comme précédemment, mais cette fois, avec cette folle envie de te décaper la peau. Il y avait encore cette chaleur, son pouls et la sensation de sa gorge faisant vibrer sa pomme d'Adam. Si tu ne l'effrayais pas, que pouvais-tu faire ? Tu venais de gentiment le mettre en garde, s'il ne comprenait pas, ou s'il ne le voulait pas, alors ce n'était pas ton problème. Encore une fois. Il semblait avoir bien plus de soucis que toi. Tu détournas le regard, lassé de voir cette expression de chien sur son visage, pour observer à nouveau cette ligne de livres non identiques, à l'ordre douteux. Si tu avais pu, tu aurais tout rangé toi-même. Ton esprit se calmait, revenait peu à peu dans la normale. Tu ne te sentais pas mieux, certes, parce qu'il était encore là, mais ton intérêt était moins présent. Tu avais donc de nouveau le plein contrôle sur toi-même. Ce fut alors le regard perdu sur un point fixe devant toi, comme si tu étais absorbé par le titre d'un livre, que tes mots sortirent de ta bouche. « Je ne demande pas parce que ça ne m'intéresse pas. » Pourquoi entrer dans son jeu, si ce n'était pas toi qui en faisais les règles ? Tout ce que tu voulais à présent, c'était un prétexte pour t'échapper de cet endroit, de lui, et de pouvoir prendre une douche. Une bonne douche froide qui te remettrait vraiment les idées en place. Passant ta langue sur tes lèvres pour les garder humides, tu sentis ton portable vibrer dans ta poche. N'ayant rien de mieux à faire, tu le déverouillas et regardas l'écran avant de le remettre dans ta poche. Cela avait été rapide, pas comme si tu avais quelque chose à cacher, mais tu pouvais au moins anticiper les réactions de cet "enfant" non loin de toi. Ton regard naturellement noir, bien plus à cause de l'obscurité de la pièce, se posa sur lui. « Je n'aime pas les enfants. » Tes mots claquèrent comme une gifle dans le silence, celui-ci retombant un instant. « Et je n'aime pas non plus, les chiens. »
Invité
Ikeda Jiro
Classe B
avatar
DC : Kumi Sosuke
Messages : 767
Points : 1322
Emploi/Etudes : étudiant en art/apprenti tatoueur
Commentaires : crédit avatar: kimlee
Ven 25 Mai - 22:49
And who are you?
ft. Zero Kento
 

La distance physique creusa celle que Slender Man tentait de mettre entre nous. Ses mots, froids, me frappèrent en plein visage. Je clignais des yeux, abasourdit par le glaçon qu'il était. Comment pouvait-il ne pas s'intéresser au gentil et innocent Jiro? Comment pouvait-il être si froid avec quelqu'un d'aussi gentil? Je devais avoir fait quelque chose de mal... Mais quoi? Doucement, je baissais la tête tel un chien qui aurait fait une bêtise. Me mordant la lèvre inférieure, je me remémorais les instants précédents. Le silence creusait le gouffre qu'il y avait à présent entre nous, m'éloignant toujours plus de lui. J'allais le perdre, j'allais perdre son attention, après le mal que j'avais eu à gagner un minimum son intérêt où, j'avais même failli m'empoisonner... Sa voix retentissait à nouveau, me faisant sursauter alors que ma tête se levait vers lui. Ses mots étaient terriblement blessant. Lui aussi me comparait un chien? En si peu de temps? Ça faisait mal. Le peu de fierté que j'avais en prenait un sacré coup. Comment un humain, un simple bout de viande pouvait-il me rabaisser de la sorte? Sans que je puisse me contrôler, mes yeux s'humidifiaient, ma lèvre inférieure bougeait frénétiquement, comme si j'essayais de lui parler, de me justifier. J'avoue tout d'un enfant blessé, comme s'il m'avait refusé ma sucette.

Mes dents venaient emprisonner ma lèvre inférieure pour tenter de me calmer tandis que je continuais de réfléchir. Il devait y avoir un autre moyen que de me mettre en danger ou que de le faire douter sur ma nature pour avoir son attention mais quoi... Alors que je laissais couler quelques larmes le long de mes joues, je m'avançais à nouveau. "Qu'est-ce que j'ai fait de mal, Slender Man?" Lui demandais-je en chouinant, essuyant mes joues comme je le pouvais alors que je reniflais temps bien que mal. "Je... J-j'suis pas un chien..." Une fois arrivé à son niveau, j'agrippais doucement son gilet là où se trouvait la rangée où se trouvait ses boutons. La main positionnée au niveau de sa ceinture, ma tête se levait vers lui. "Q-qu'est-ce que j'dois faire..." Je reniflais encore, mon regard humide se plantant dans le sien. "...p-pour que tu m'aimes..." Mes mots étaient similaires à ceux d'un enfant. L'innocent que j'étais ne se doutant pas un instant de la puissance de ces derniers. En effet, pour moi, c'était naturel que les gens m'apprécient, même si je leur montrais une façade qui n'était pas tout à fait moi, que certains étaient plus appétissant que les autres, j'aimais être aimé sinon, je n'agirai pas ainsi, pas avec le voisinage du moins.
Invité
Invité
avatar
Invité
Dim 27 Mai - 12:25


Le silence qui s'installa dans l'obscurité te permit de l'observer, de guetter la moindre de ses réactions. Tu ne savais pas vraiment quoi faire, lorsqu'une mine abattue tira ses traits. Il semblait réellement affecté par ce que tu venais de lui dire, et pourtant, tu faisais seulement part de tes goûts. Tu n'aimais pas les enfants, tu n'aimais pas les chiens, mais à vrai dire, il n'y avait pas grand chose que tu appréciais à part ta petite personne. Il n'y avais jamais eu que toi dans ta vie, toi et seulement toi, alors tu ne pensais pas que ton monde pourrait être affecté par autre chose que tes choix, tes décisions, et tes émotions. Seulement, ce Jiro, s'il faisait semblant, était vraiment fort. Il parvenait à te faire douter un instant de ses intentions, parce qu'il était venu chercher des informations, comme un bâton lancé par ses maîtres, il devait le rapporter tôt ou tard, au risque de se faire taper dessus. Mais encore une fois, il ne s'agissait pas de ton problème, tu en avais assez de ton côté, tu ne pouvais pas te préoccuper de quelqu'un d'autre. Tu n'avais ni le temps, ni l'énergie, ni l'envie de te mêler des affaires de quelqu'un d'autre. Tu lui avais peut-être épargné de boire sa limonade, mais il n'était pas question d'un élan de gentillesse, bien au contraire. Même si tes mots semblaient directement le viser, tu n'avais pas eu spécialement d'arrières pensées. C'était juste un fait, et il était évident que tu n'étais pas doué pour faire la conversation, auquel cas, tu gardais souvent le silence, pour éviter de blesser, que ton timbre de voix si vide et glacial ne frappe l'air avec une violence non dissimulée, mais involontaire. On t'avait déjà fait des remarques, et tu avais même essayé de lire des livres sur les façons d'aborder un sujet, si au départ, tu avais bien commencé avec Jiro, la situation tournait au vinaigre.

Tu gardas cette même expression froide sur ton visage lorsque ses expressions montraient qu'il était profondément blessé par tes propos. Tu n'avais pas les capacités de réconforter quelqu'un, tu ne l'avais jamais fait, profitant de la détresse et la douleur des gens sous tes doigts, tu n'avais jamais pensé te sentir coupable d'être toi-même. Pourtant, il y avait quelque part, au fond de toi, une toute petite partie de ton être, qui se sentait un tantinet coupable de l'effet produit par de simples mots. Tu continuais de le fixer, parce que ces larmes qui coulaient sur ses joues, cela te rappelait encore bien des choses. C'était comme un retour en arrière, dans ton passé sombre et poussiéreux, autant que cette boutique. Un passé que tu essayais d'oublier malgré tout, des souvenirs que tu rejetais presque, par obligation. Finalement, tu n'étais pas si différent des goules. On les empêchait de manger pour protéger les humains, alors qu'elles se contentaient juste de survivre et de manger la seule chose qui était capable d'être digérée par leur système. Toi, on t'empêchait d'accéder aux profondeurs de tes désirs sombres pour ... Te protéger de toi-même ? Pour éviter de provoquer ta folie ? Mais ce n'était pas de la folie que de vouloir survivre, et faire ce que tu aimais par-dessus tout. Pour certains lire, écrire, les réseaux sociaux étaient une passion, pour toi, c'était la torture. Et la goule dans les prisons du CCG ne suffisait pas, tu en étais pleinement conscient.

Tu revins à la réalité en sentant ton gilet être agrippé. Tes yeux, bien que vides quelques secondes, étaient toujours posés sur Jiro. Tu n'avais pas reculé, ni même mimé un semblant de dégoût. Tu préférais les larmes aux sourires. Alors, tu semblais plus calme, plus serein, plus détendu. Comme apaisé par la simple vue de quelqu'un en souffrance. Aimer était un mot que tu ne connaissais pas, mais s'il voulait ton intérêt, il était sans doute sur la bonne voie. La main qui avait précédemment touché son cou vint cueillir l'une de ses larmes, effleurant la peau de sa joue lentement, tu te perdis dans l'observation de cette goutte sur ta phalange. « Serez-vous capable de ramper, Ikeda ? » Tu retrouvas son regard de chien battu et un très mince sourire déforma la ligne parfaite de tes lèvres. « Pour ressentir ce mot "aimer" que vous employez si facilement, il vous faudra ramper et sombrer à mes côtés. Je ne serai pas responsable de vos actes. » Tes phalanges à peine posées sur sa peau glissèrent jusqu'à son oreille, où tu replaças l'une de ses mèches de cheveux, le tout avec une minutie maniaque qui te caractérisait parfaitement.
Invité
Ikeda Jiro
Classe B
avatar
DC : Kumi Sosuke
Messages : 767
Points : 1322
Emploi/Etudes : étudiant en art/apprenti tatoueur
Commentaires : crédit avatar: kimlee
Dim 27 Mai - 14:23
And who are you?
ft. Zero Kento
 

L'enfant que je croyais être exprimait toute la frustration ressenti lors de mon échange avec cette colombe par le biais des larmes. Tout ça, cette pression, ce sentiment de marcher sur une corde, de tomber à chacun de mes pas pour finalement me retrouver sur cette même corde, cette corde qui sciait mes pieds, me faisait mal. Je n'en pouvais plus. J'étais épuisé moralement. Mes larmes était la manifestation de cette fatigue mais aussi de la blessure qu'il m'avait infligé à l'aide de ses mots tranchant, aussi tranchant que cette corde invisible.
Ma main qui agrippait son vêtement se serrait davantage alors que ce foutu oiseau me répondait. Ses doigts quant à eux venaient effleurer ma peau, provoquant une sensation désagréable qui pouvait se rapporter à des frissons en bas des reins. Son geste envers moi était pourtant très doux, il aurait pu être apprécié puisque seul, j'aurais pu le prendre comme une tentative de me réconforter, de sécher mes larmes. Ses gestes auraient pu être interprété de la sorte si seulement il n'avait pas ouvert la bouche. Mes yeux s'arrondissaient, exprimant la peur qu'il m'inspirait à cet instant. Dans quoi m'étais-je fourré? Je venais hélas de comprendre où j'avais mit les pieds, dans quoi je m'étais aventuré. Cette colombe n'avait pas rejoint les rangs du CCG par vengeance ou haine envers les miens sinon, il m'aurait laissé m'intoxiquer plus tôt. Pourtant, il m'avait sauvé, il avait alors piqué mon intérêt, j'avais eu envie de comprendre la raison de son geste. Mes lèvres se pincèrent à cette idée, ne le comprenant toujours pas. Cependant, j'avais compris pourquoi il avait rejoint les colombes: pour assouvir ses instincts de prédateur.

Dès la naissance, cet humain avait été frappé par la fatalité. Né humain et fait pour être goule, voilà ce que je ressentais. Il aurait probablement pu être l'une des plus sanguinaire s'il avait conscience du monstre qu'il était à l'intérieur de lui. Ironiquement, nous n'étions donc pas si différent. Cependant, il me demandait une chose impensable, sombrer avec lui et prendre l'entière responsabilité de ce qui allait m'arriver. Croyait-il que j'avais eu le choix d'être là? Pour quelqu'un de désintéressé, il aurait été temps de fuir puisqu'il m'offrait là la dernière porte de sortie mais, pour quelqu'un assigné à une mission, je n'avais pas le choix. Dès le début, j'étais voué à endurer tout ce que cette colombe souhaitait me faire subir. Mes yeux se fermait doucement alors que j'acceptais mentalement la soumission que l'on m'imposait. "Pour le bien des miens..." Me disais-je mentalement tandis que mon front se posait sur son torse. "Je ferai tout ce que tu veux..." Marmonnais-je, ma voix tremblait signe que la peur qu'il m'inspirait n'avait pas totalement disparue.
Invité
Invité
avatar
Invité
Dim 27 Mai - 14:55


Lorsque tes doigts effleurèrent cette joue, tu ressentis comme une sorte d'apaisement. Ces larmes étaient une chose unique et précieuse. Elles ne devaient sortir qu'en cas de détresse, et sans doute qu'avec tes mots, tu l'avais poussé un peu trop brusquement. Ton regard posé dans ceux de ce Ikeda Jiro, tu remarquais qu'il comprenait un peu plus dans quoi il venait de mettre les pieds. Tu étais comme une araignée au poison mortel mais à propagation lente, et il venait de s'emmêler les pieds dans ta toile. Une fois de plus, tu lui laissais la chance de s'en aller, de se retirer du devant de la scène et de refaire partie du décor. Bien que cela soit une aubène pour toi qu'il soit venu vers toi, tu ne comprenais pas bien pourquoi tu le laisserais te filer entre les doigts. Maintenant qu'il était là, qu'il voulait jouer dans la cour des grands, alors quel était l'intérêt pour toi de lui laisser une issue de secours. Cependant, c'était probablement ta dernière offre, ta dernière question, parce que plus il comprenait, plus tu semblais avoir de l'emprise sur lui. Rien que de savoir cela, de le ressentir au plus profonde ton être, tu étais satisfait. Tu retrouvais peu à peu cette douce sensation de pouvoir emmener quelqu'un dans les bas fonds, et des vagues de frissons parcouraient ton dos. Tu aimais cela, tu ne pouvais plus le laisser partir. Tu te sentais de nouveau vivant. Prendre ton temps de le détruire ne te laisserait pas sur ta faim, tu le savais. Tu n'avais pas pu te lasser de Rika, en serait-il de même pour lui ? Tu étais curieux de le savoir à présent. Une lourde impatience se forma dans ton ventre.

L'entendre de sa bouche te fit jubiler. Il allait ramper, et tu allais l'entraîner avec toi, au fond de l'eau. Tu avais hâte de pouvoir commencer, de pouvoir le traîner dans la boue, autant que tu descendrais rapidement en Enfer. Il y avait ce petit tremblement dans sa voix, ce petit détail subtil qui entraîna un nouveau sourire sur tes lèvres. Le même que celui que tu lui avais adressé lorsque tes doigts avaient entouré son cou, ce même rictus qui ne laissait présager rien de bon. « Bien. » Ce fut le seul mot que tu articulas en te reculant totalement de lui, lâchant toute emprise physique et mentale. Tu pouvais le laisser respirer un peu, tu devais lui laisser un peu de répit pour lui faire croire que tu n'étais pas aussi mauvais. Seulement, tu l'étais, et jusqu'à la moelle. Ton regard était devenu bien plus amusé et sombre qu'auparavant en le fixant, il y avait cette lueur de folie que tu croyais avoir perdu, ce degré de satisfaction que tu ne pouvais pas cacher. Tu n'essayas même pas de la dissimuler, tu jubilais trop pour en être capable. Avec toujours ce sarcasme dans ta voix, et ces pupilles à glacer le sang, tu passas à côté de lui, comme pour partir, le laisser méditer. « Slender Man reviendra vous chercher. Il sait où vous trouver maintenant. » Tu continuas ta marche jusqu'à atteindre l'entrée de la boutique, où tu ouvris la porte. Ta silhouette vêtue de noire, entourée par cette lumière aveuglante de l'extérieur, tu te tournas une dernière fois vers ce Ikeda Jiro que tu ne voyais qu'à peine. « Vous me le devez toujours, ce livre. » Un dernier rictus, et tu disparus dans la foule. Cela n'aurait pas pu se passer mieux. C'était une bonne journée, et la suite prévoyait d'être intéressante.
Invité
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Sujets similaires
-
» jiro ; don't know why.
» Une nuit lugubre, simplement ♪ [Feat. une poupée sanglante qui fait peur, Jiro]
» Lila Jiro
» Jiro fais coucou.
» JIRO TANIGUCHI : Le Sommet des Dieux, Quartier Lointain, Seton

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Behaviour of the Undead :: Let's play a game :: Les déchets-
Sauter vers: