Happy Non Anniversary

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DC : Kurokawa Hiroyuki
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Emploi/Etudes : Cosplayer professionnel et mannequin
Lun 14 Mai - 10:27

Happy Non Anniversary
Il était rentré chez lui à la fin de sa journée de travail, épuisé. En ce moment, avec les beaux jours qui approchaient, il était de plus en plus sollicité. C'était la même chose à cette période chaque année. Il avait l'habitude mais cela ne voulait pas dire qu'il n'en finissait pas épuisé. Aujourd'hui, qui plus est, c'était son anniversaire. Le quatorze mai. C'était son téléphone portable qui le lui rappelait parce que, lui, il l'avait oublié depuis longtemps.
Il n'aimait pas les anniversaires. Synonyme de catastrophes. Il se rappelait parfaitement sa fête d'anniversaire de ses dix ans. Il n'y avait eu que de la famille et un seul ami... Si on avait pu appeler cela un ami. Il avait regardé son entourage s'amuser tandis que lui s'ennuyait. Pourquoi est-ce que cela n'aurait-il pas pu être un jour comme les autres ? Il n'avait pas besoin de leur pitié à leur égard parce qu'il n'était pas comme les autres. Encore moins qu'ils se déplacent pour des sourires qui n'en valaient pas la peine. Cela lui importait peu.
Il avait donc fini par oublier son anniversaire mais les quelques bons ami(e)s qu'il avait, eux, ils ne l'avaient pas oublié. Donc, ils organisaient une soirée à son encontre et le priaient chaque année de le rejoindre à tel endroit. C'était une plaie. Anniversaire était également synonyme de retrouvailles et il n'aimait pas les retrouvailles. Il n'aimait pas voir ces gens dont il ne pouvait nier qu'il ne les appréciait pas. Il préférait attraper un bouquin et lire toute la soirée avec à ses côté un verre de citronnade. Il aimait les choses simples.

Mais le monde n'était pas fait dans la simplicité.

Lui l'était encore moins. Il partit à la douche, fit tomber le masque. Il n'aimait guère se retrouver face au miroir sans son maquillage parce qu'il ne se reconnaissait pas. Il voyait un Japonais se rapprochant des trente ans et ayant l'impression qu'il lui manquait cruellement quelque chose. Mais il ne savait pas quoi. Son pinceau parcourut la palette de maquillage et glissa sur son doux visage. Après avoir maquillé ses yeux, il dessina une goutte noire coulant de chacun de ses yeux, puis il mit du rouge à ses lèvres. Ses cheveux crêpés se virent entourer d'un serre-tête aux petites cornes de diable et le tour était joué. Les vêtements ? Du noir et du blanc.
Clope au bec, il sortit dans les ruelles animées de Tôkyô et partit s'amuser avec sa bande d'ami(e)s. Le problème lors de ce genre de soirées, c'était aussi que plus d'un(e) souhaitait finir la soirée avec lui. Sauf qu'il était loin d'en avoir envie. Il n'avait jamais couché avec personne et non parce que cela aurait pu l'effrayer, juste parce qu'il n'en voyait pas d'intérêt. Ce qui le faisait frémir, désirer, c'était autre chose et ce n'était pas en embrassant ou caressant quelqu'un qu'il en trouverait bon usage.
La soirée avait battu son plein et il en était ressorti tard, la tête embrumée. Il tenait bien l'alcool mais cela ne voulait pas dire qu'il n'était pas joyeux dans l'âme. Il bascula sans le faire exprès quelqu'un sur le chemin et gloussa en s'excusant. Il reprit son chemin, soupira.

Tôkyô était plus magnifique de nuit où rôdaient la décrépitude du monde.
Fiche (c) Espe




Highway of fallen kings
I have learned that if you are down, stay down. Don’t get back on your fucking feet until you are prepared to stand. Don’t get up until you have learned why you fell. Nine times out of ten, it is because you gave someone your power. You forgot about yourself. ∞


   
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Toga Shinichi
Classe S
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Emploi/Etudes : Propriétaire d'une maison close : le KERBEROS
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Time to eat.

Dim 20 Mai - 1:33

Happy Non Anniversary
Takaaki x Shinichi






Son esprit vagabondait allègrement. Ce soir-là, un de ses nombreux « partenaires » s’était rendu au Kerberos pour parler affaires. La discussion, ponctuée de quelques réjouissances, s’était close sur un commun accord. Trafiquer sur le dos des plus faibles, exploiter ceux qui se trouvaient dans la misère, et alimenter la vermine qui grouillait sous les néons étourdissants de la capitale nippone. Le commerce illégal était de loin ce qu’il préférait. Dans ce monde, corrompu jusqu’à la moelle, les plus hauts de la société –ainsi que ceux de la pègre- tapaient volontiers dans le dos de quelques goules ou s’attablaient avec elles. Danger pour l’humanité, certes, mais partenaires indétrônables pour les affaires ! Se débarrasser d’un concurrent politique ou d’un sous-fifre gênant n’avait jamais été aussi aisé que lorsque qu’on avait un monstre dans son camp. Même plus besoin de faire le ménage ; on mettait simplement le couvert. Cette infamie l’amusait ; mieux : elle le faisait rire à gorge déployée. La bassesse de ce monde, la corruption qui suintait par tous ses pores, telle des miasmes asphyxiants, l’enchantait. Il en était ravi, grisé. L’hypocrisie des humains, qui n’avait d’égale que leur orgueil et leur lâcheté, était un véritable régal. On massacrait les « monstres » au devant de la scène pour rassurer la population. Et, une fois le rideau tiré, la grotesque mascarade terminée, on les nourrissait avec enthousiasme, attisant leur soif et leur haine. Depuis sa « sublimation », il avait toujours trouvé un charme à l’horreur. Cette ville aux relents morbides le comblait. Elle appelait à sa propre destruction. Et le plus merveilleux, dans tout cela, était qu’elle y parviendrait sans l’aide de personne.  Pourrie jusqu’aux os, il était impossible de ne pas percevoir sa corruption. Son sang noir purulait déjà à la surface, répandant son odeur fétide. Shinichi se figurait avec exactitude ce tableau charmant. Toutes ces abominations lui montaient à la tête dans un agréable délire.

La tête et le corps chargés d’un précieux millésime, « sanguin », la goule sentait son esprit partir à la dérive. Il aimait sentir cette étrange torpeur monter dans son organisme comme un poison insidieux. Les rues prenaient déjà une toute autre allure, distordues par sa vision voilée d’ivresse. A chaque pas posé au sol, c’était le monde qui tremblait, faisant danser follement les lueurs des lampadaires et feux de signalisation. Le chemin pour se rendre à son appartement était laborieux ; sa trajectoire était incertaine, bancale. A plus d’une fois, il venait érafler un mur, griffant le cuir de sa veste ainsi que la peau de ses mains, qui cicatrisait instantanément. Les passants le regardait avec un air mauvais, s’écartant sur son passage. En passant une main dans sa longue chevelure flamboyante, il en riait bruyamment. Il était ivre, délicieusement ivre même, et s’en accommodait parfaitement. Et le monde n’avait jamais été aussi intéressant que lorsqu’il le voyait après une bonne beuverie.

Dans sa joie subite, il ne fit même pas attention à la silhouette qui venait face à lui, la percutant avec maladresse. Alors que l’individu gloussait une excuse qu’il ne comprit même pas, l’homme ne put s’empêcher de se retourner sur son passage. En dépit de son ivresse, ses sens bestiaux, tels que l’ouïe et l’odorat, fonctionnaient à plein régime. Et ce dernier venait de capter un parfum tout bonnement enivrant. Ses yeux sombres se posèrent sur l’être fébrile qui s’éloignait de lui, sa chevelure blanche étincelant sous les lumières artificielles. En une seconde, Shinichi venait d’avoir l’eau à la bouche. Cette femme devait être tout bonnement délicieuse. Le simple fait d’imaginer le goût de sa chair le mettait dans tous ses états. Sans réfléchir, il la rattrapa en deux enjambées, se saisissant de son poignet. Dans un état plus « lucide », Shinichi aurait très certainement choisit une technique d’approche bien plus subtile et délicate, comme il avait l’habitude de le faire. Néanmoins, l’esprit brumeux, il se rapprochait au plus de ses instincts, ceux-ci prenant le pas sur la réflexion.

Il la plaqua contre le mur, humant avec délice l’air qu’il souleva au passage. « Votre parfum est absolument étourdissant, mademoi... » sa voix s’éteignit dans sa gorge, alors qu’il clignait des yeux. Non. Ce n’était pas une « mademoiselle ». Loin de là. Les traits de son visage avaient beau être fins et sa stature menue, il s’agissait là bel et bien d’un jeune homme. « Allons bon... » murmura-t-il en le regardant d’un peu plus près, sans pour autant le lâcher. C’était très étonnant. Shinichi savait, de par son expérience, qu’il ne se retournait que derrière les femmes, en ce qui concernait ses préférences gustatives.  Il se pencha vers l’humain pour le sentir de plus près, se rapprochant dangereusement de lui. Il empestait l’alcool. Mais derrière cette odeur exécrable, une, plus forte, demeurait. Elle l’engourdissait encore plus que le sang distillé qu’il avait ingéré auparavant. La goule sentait presque son estomac crier famine. Il resserra un peu plus l’étau de ses doigts autour du frêle poignet, se faisant violence pour ne pas se laisser consumer par la faim. S’il parvenait à l’attirer dans un endroit désert, peut-être que... Ce n’était pas dans ses habitudes de faire une entorse à son régime, mais ce jeune homme était si...appétissant. « Que diriez vous de me tenir compagnie pour ce soir ? » demanda-t-il finalement après une courte pause, son visage prenant aussitôt l’allure féline qui lui convenait à merveille. Il rêvait de l’égorger, plonger sa bouche dans son thorax béant, l’éviscérer avant de lécher ses os, encore et encore... Il devenait presque fou de désir.






I  N  S  A  N  I  T  Y
“ Which creature behind the mask ? ”


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DC : Kurokawa Hiroyuki
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Emploi/Etudes : Cosplayer professionnel et mannequin
Mar 22 Mai - 10:19

Happy Non Anniversary
Il était saoul. Son esprit vagabondait ici et là sans qu'il ne puisse rien y faire. Il tenait debout, il n'avait pas de mal à mettre un pied l'un devant l'autre. Son appartement n'était plus trop loin donc il ne s'inquiétait pas du temps qu'il mettrait pour rentrer. Bien évidemment, il savait que le soir on était plus susceptibles de faire la rencontre d'une goule mais il avait toujours eu de la chance jusqu'à aujourd'hui. Pourquoi est-ce que cela changerait ?
Enfin, par chance, il parlait du fait que depuis qu'il vivait seul, il ne lui était rien arrivé. Parce que, la chance et lui, ça faisait deux. Il avait toujours été malchanceux. Sa mère avait commencé par lui gâcher la vie en lui décolorant la vie à ses six ans. Lors de son existence, elle était fragile psychologiquement parlant mais il n'aurait pas cru même étant enfant qu'elle irait jusque-là. Qu'avait-elle voulu prouver en changeant sa couleur de cheveux ? Et son père n'avait rien dit, il n'avait pas réagi, son travail passant avec le reste.

Il n'avait pas compris.

Enfin, il n'allait pas se lamenter là-dessus, moins encore du fait que ses parents avaient péri sous le joug d'une goule. Il aurait pu prendre en compte cet épisode de sa vie comme un avertissement à faire attention à ne pas rentrer seul, saoul, le soir. Néanmoins, il était la définition même de la déchéance à lui-même alors pourquoi se priver ? Il était libre, il le clamait fièrement. S'il devait un jour mourir mangé par une goule... Soit !

Mais pas ce soir !

On le plaqua contre le mur et on se rapprocha dangereusement de lui. Un homme... N'était-ce pas l'homme qu'il avait bousculé ? Qu'était-il en train de faire ? Il s'était déjà fait accosté plusieurs fois quand il rentrait chez lui lors de fins de soirées. Cependant, c'était la première fois que quelqu'un se permettait de tels gestes envers lui. Il puait l'alcool alors il ne s'étonnait pas de son comportement. Mais, on était au Japon et les gens ne se permettaient pas d'agir aussi irrespectueusement envers les autres même saouls. Celui-ci était vraiment sans gêne.
Il n'aimait pas sa façon qu'il avait de se coller contre lui, d'humer son odeur. De toute façon, il n'aimait pas qu'on le touche, qu'on l'approche. Il était asocial au possible. Il aimait son cocon et aboyait à la moindre personne qui l'approchait. Toutefois, bien qu'il faisait attention à sa ligne - après il fallait dire qu'il n'était pas bien gros -, il n'était pas quelqu'un de sportif. Il n'avait jamais été mauvais en sport plus jeune à l'école mais il n'avait pas été le plus doué. Donc, quand il fallait se défendre, il ne fallait pas compter sur lui.
Que pouvait-il faire ? Il le tenait fermement. Il poussa un léger soupir. En soi, l'homme face à lui était plutôt pas mal, il n'avait rien à lui reprocher. Mais lui, cela ne l'intéressait pas de finir la soirée avec lui. Il n'avait pas tenté une seule fois de coucher avec quelqu'un, cela ne lui était même pas venu à l'esprit. Il avait toujours été solitaire ; pourquoi cela changerait-il du jour au lendemain ?

« Excusez-moi mais... »

De fil en aiguille, il parvint à se libérer de son emprise, puis il le repoussa. Il épousseta ses vêtements et, les sourcils froncés, il le riva son regard sur lui. Il venait de gâcher sa fin de soirée. Lui qui avait déjà du mal à passer du temps à ses ami(e)s sans penser qu'il aimerait être ailleurs, seul, sans personne. C'était son anniversaire ce soir, il n'avait pas besoin qu'on vienne l'embêter.

« Je ne suis pas intéressé. », sourit-il ironiquement.

Il reprit son chemin. Il était déjà avancé dans la nuit, il devait rentrer se coucher ou se reposer parce que demain n'échappait pas à la règle : il travaillait. Il sortit son paquet de cigarettes de la poche arrière de son jean et s'en alluma une. Une pluie fine commença à tomber alors, inconsciemment, il s'arrêta pour regarder le ciel. Il adorait la pluie. Si belle, si lumineuse. Elle rendait le ciel sombre, gris, elle embrasait le monde. Il ferma les yeux et l'apprécia. Ça, c'était un beau cadeau d'anniversaire.
Fiche (c) Espe




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